Avis: 
Date de naissance: 
05 septembre 2015 (âge : 45 ans)
Date de décès: 
01 janvier 1970
Sexe: 
Homme

Biographie: 

Fils du metteur en scène Roberto Leone Roberti et de l'actrice Bice Valerian, il travaille dans les années 50 à une soixantaine de films comme assistant réalisateur, surtout à des films spectaculaires américains tournés à Cinecittà. En 1959, il réalise à la place de Mario Bonnard, tombé malade, les Derniers Jours de Pompéi (Gli ultimi giorni di Pompei), écrit par deux autres futurs fondateurs du western à l'italienne, Tessari et Corbucci, et dont le directeur de la photo est Barboni (alias E. B. Clucher, qui signera les derniers avatars du genre). Ce péplum, qui raconte un épisode souvent filmé dès la période muette, est suivi dans sa carrière par un autre film historico-mythologique, le Colosse de Rhodes (Il colosso di Rodi, 1961) ; en 1962, il dirige la deuxième équipe du film de Robert Aldrich Sodome et Gomorrhe. Ces expériences lui permettent de se spécialiser dans la démesure. Il y affirme un style baroque et riche en redondances. En 1964, avec Pour une poignée de dollars (Per un pugno di dollari), il transforme en western violent le sujet de Yojimbo (1961) de Kurosawa, et le signe Bob Robertson : l'extraordinaire succès international de ce film affirme son nom, celui de ses collaborateurs (dont le musicien Ennio Morricone, les acteurs Clint Eastwood et Gian Maria Volonté), et surtout l'arrivée tonitruante d'un « nouveau » genre commercial, exploité ensuite pendant de longues années, et imité par les Américains eux-mêmes. Mais c'est plutôt dans les deux suites avec le même personnage populaire du pistolero sans nom qu'il élabore son style original :... Et pour quelques dollars de plus (Per qualche dollaro in più, 1965), et le Bon, la Brute et le Truand (Il buono, il brutto, il cattivo, 1966), apothéose de la violence irrationnelle et démythification volontaire de l'histoire traditionnelle de l'Ouest. Les grands moyens employés (contrairement à la majorité des westerns-spaghetti) lui permettent une ampleur spatiale et une longueur narrative peu communes, même quand les duels et les affrontements se répètent comme de purs jeux formels. En 1968, il crée son uvre la plus ambitieuse : Il était une fois dans l'Ouest (C'era una volta il West), élégie sanglante et très spectaculaire sur la disparition de l'Ouest classique cher à John Ford (dont il transforme un acteur favori comme Henry Fonda en tueur sadique), tourné dans Monument Valley elle-même. Les tons crépusculaires se font plus graves dans le film suivant, Il était une fois... la Révolution (Giù la testa, 1971), avec Rod Steiger et James Coburn, qui oppose deux « types » d'aventuriers sur toile de fond mexicaine. Il produit ensuite deux westerns presque parodiques qui sonnent comme des nécrologies de toute son uvre : Mon nom est personne (Il mio nome è nessuno, T. Valeri, 1973) et Un génie, deux associés, une cloche (Un genio, due compari, un pollo, G. Damiani, 1975). Il travaille ensuite comme producteur (les premiers films de Carlo Verdone) et réalise en 1984 Il était une fois en Amérique (Once Upon a Time in America) avec Robert De Niro, film ambitieux sur les années 30 annoncé depuis longtemps et sans cesse ajourné. Son nom reste lié à la fulgurante parabole du western moderniste dit western-spaghetti, dont on discute encore les effets positifs ou négatifs, et la valeur réelle : innovation, ou simple parodie. 

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