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Max Romeo

Max Romeo

Max Romeo
  • Profil mis à jour le 01/03/2012
  • Date de naissance :
    22 novembre 1947
  • Sexe :
    Homme

La biographie de Max Romeo

  • IL A DIT War ina babylon Fluctuat

Quel que soit le domaine, il y a toujours cent candidats pour un élu... C'est la dure loi de la jungle, du hasard et de la nécessité. La roue du destin. Max Romeo fait partie des gens qui restent malheureusement sur le sable, à mi-course. Pourtant son parcours reste exemplaire, il illustre simplement la dureté de la vie. Celle-ci commence pour Maxwell Livingston Smith en 1944 (certains disent 47), en Jamaïque, sous un karma pas vraiment glamour. Enfant pauvre, il trime dans les plantations et trouve asile auprès d'une congrégation religieuse aux règles strictes. C'est dans ce contexte que le jeune garçon commence à chanter. C'est sa seule porte de sortie et il est bien décidé à la franchir lorsqu'il "monte" à Kingston et se présente à des concours de chant.Il s'investit dans d'éphémères formations (The Emotions, Hippy Boys) avant de signer quelques morceaux plus significatifs en solo. Nous sommes en 1969 / 1970 et, à cette époque, il donne dans une sorte de ska mâtiné de "slackness" avant l'heure (cf. "Wet dream", "Pussy watchman", "My dickie") qui plaît aux rude boys et aux skinheads de l'autre côté de l'Atlantique... C'est le producteur Bunny Lee qui lui tendra vraiment la main, le "baptisera" Max Romeo et lui fera enregistrer de vrais albums où il laisse percevoir son talent (Let The Power Fall sur Dynamic Sounds). Il prend de l'assurance et se produit lui-même. Cela donne, notamment, Revelation Time. Un disque reggae-roots grand teint ("Blood of the prophet", "No peace", "Open the iron gate") qui présente la particularité d'arborer une faucille et un marteau sur sa pochette ! Interrogé des années après sur ce graphisme qu'il avait lui-même choisi, Max Romeo indique qu'il avait juste voulu symboliser les préoccupations sociales qui animaient cet album très "conscious" et non pas réaliser le premier (et seul) disque "reggae-communiste" de l'histoire ! Cet album a été finalisé par The Upsetters aka Lee Perry dans son studio, le Black Ark. Ensemble ils vont réaliser un album-culte : War Ina Babylon. Publié en 1976 chez Island, le titre-phare (et éponyme) de ce disque devient quasiment un hymne pour les jeunes anglais de l'époque, qu'ils portent des dreads ou des crêtes... Punky-reggae party ou émeutes, Max Romeo donne le ton sur les arrangements du vieux sorcier des tables de mixage...Max Romeo va essayer de récidiver deux ans plus tard avec Reconstruction. Lee Perry commençant déjà à déjanter sérieusement (notamment suite à la défection de Bob Marley qui l'a "abandonné" pour Chris Blackwell), ce disque est placé sous le contrôle de Sylvain Morris et le backline confié à Mikey Boo Richards, Chinna, Vin Gordon, Sticky... Leur concours n'y suffira pas, ce disque n'aura qu'un faible impact. Bien décidé à rebondir, comme disent les défenseurs de l'Empire, Max Romeo part tenter sa (deuxième) chance aux États-Unis. Les choses se présentent dans un premier temps sous les meilleurs hospices puisque les The Rolling Stones — excusez du peu ! — le sollicitent pour poser quelques lyrics sur "Dance", le track ouvrant leur album Emotional Rescue qui sort en 1980. Mieux encore, Keith Richards co-produit et joue à son tour sur un titre de son nouvel album, Holding Out My Love To You, aux côtés d'Ansel Collins, Augustus Pablo, Sly And Robbie... Grosse déception, cet opus ne rencontrera pas le succès escompté. Max Romeo va enchaîner les années de galère noire... Il ne sortira du tunnel qu'en 1989 avec la parution de Transition qui marque son retour en Jamaïque et ses retrouvailles avec The Upsetters... Le salut viendra aussi d'Angleterre, avec Jah Shaka qui l'appelle pour réaliser en 1992 Fari - Captain Of My Ship et sa version dub. Trois ans après, le gardien des sound-systems le remobilisera sur Our Rights. Max Romeo combinera également sa voix caractéristique qui plaît tant en live aux riddims digitaux concoctés par Mafia And Fluxy en 1998 (cf. Selassie I Forever). Mais à mesure que le temps passe et que ses dreads blanchissent, les séances d'enregistrement se font rares, si ce n'est improbable : In This Time avec le groupe italien Tribu Acoustica. Par contre, ses faits d'armes antérieurs sont en constante réédition (Sings Bob Marley In The Dancehall sur Rhino en 99, The Coming Of Jah en 2002 sur Trojan, etc.). Signe qu'il est malgré tout rentré dans l'histoire, à défaut d'avoir pu la transcender...

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