Daniel Libeskind

Daniel Libeskind

Daniel Libeskind
  • Profil mis à jour le 01/03/2012
  • Sexe :
    Homme

La biographie de Daniel Libeskind

  • IL A DIT Les villes sont comme les individus. Vous ne pouvez pas généraliser à leur sujet, ce qui est malheureusement ce que les gens essayent de faire. Fluctuat

Après avoir entrepris des études de musique dans son pays natal, le Polonais Daniel Libeskind s'exile aux Etats-Unis où il se forme à l'architecture (1965-1970), puis se rend en Angleterre pour développer ses connaissances en histoire (1970-1972). Jusqu'en 2000, très peu de ses projets sont réalisés et l'architecte se fait essentiellement apprécier en tant que théoricien de l'architecture déconsctructiviste (issue des théories du philosophe Jacques Derrida). En 1989, Daniel Libeskind remporte le concours du musée Juif de Berlin, un édifice qui – selon ses propres mots « n'est pas un monument commémoratif dédié aux morts, [mais qui] est destiné aux vivants. » En rupture avec l'urbanisme environnant, le bâtiment forme une étoile de David déconstruite, et ressemble, vue d'avion, à un éclair. Les façades sont recouvertes de zinc monoxydé (dont la couleur évolue au rythme du temps) et parcourues de longues ouvertures obliques, ne laissant filtrer que de très minces faisceaux de lumière. Aucune porte d'entrée ne permet d'y accéder ; il est nécessaire d'entrer dans un bâtiment voisin puis d'emprunter un souterrain pour y émerger. A l'intérieur, l'espace est étonnement laissé vide. Constamment placé en situation de déstabilisation, le public est convié à physiquement s'imprégner de trois atmosphères. Celles-ci correspondent à la continuité de la présence juive en Allemagne (le visiteur emprunte un monumental escalier droit sur trois niveaux), à l'exil (il circule dans un jardin extérieur composé de quarante-neuf piliers remplis de terre de Jérusalem et de Berlin, d'où émergent des arbres, uniquement visibles du ciel) et enfin à l'Holocauste (il s'enferme dans une tour et se confronte à la solitude, au silence).Depuis ce succès retentissant, Daniel Libeskind a régulièrement créé des lieux de mémoire. Parmi ses principales réussites, figurent l'Imperial War Museum (1997-2002, Manchester), le musée des Juifs danois (2003-2004, Copenhague) et le Memoria e Luce (2004-2005, Padoue), une sculpture en forme de livre, réalisée en hommage aux victimes des attentats new-yorkais.En février 2003, le projet de reconstruction du quartier du World Trade Center formulé par Daniel Libeskind est retenu. Celui-ci rappelle la tragédie du 11 septembre, mais procure également un espoir. Baptisé « Jardins du monde », l'ensemble architectural comprendra plusieurs immeubles de verre et d'acier à pans coupés. Le plus haut gratte-ciel - surnommé la « Tour de la Liberté » - sera achevé par une flèche monumentale s'élevant à 541 mètres (soit 1776 pieds, chiffre en référence à l'année de l'indépendance des Etats-Unis). A sa base, un « coin des lumières » sera aménagé de telle manière qu'il soit éclairé tous les ans, le 11 septembre entre 8h46 et 10h28 (instants de la collision du premier avion et de l'effondrement de la deuxième tour).Quelques oeuvres majeures :

  • Musée Juif de Berlin (1989-2001, Berlin, Allemagne)
  • Felix Nussbaum Haus (1995-1998, Osnabrück, Allemagne)
  • Imperial War Museum (1997-2002, Manchester, Grande-Bretagne)
  • Creative Media Centre (2002-2008, Hong-Kong)
  • Dansk Jødisk Museum (2003-2004, Copenhague, Danemark)
  • Memoria e Luce (2004-2005, Padoue, Italie)
  • Mémorial des Vétérans juifs (2005-2006, Toronto, Canada)
  • Extension du musée d'Art de Denver (2006, Etats-Unis)
  • New Center for Arts and Culture (2008, Boston, Etats-Unis)
  • WESTside (2000-2009, Bern, Suisse)

[Illustration : Daniel Libeskind, Extension du musée d'Art de Denver / Ishrona / Licence Creativ Commons >> Paternité-2.0]

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