
- Profil mis à jour le 21/11/2009
- Date de décès :
La biographie de Alexander MACKENDRICK
Après des études à Glasgow, il entre comme scénariste aux studios de Pinewood (1937). Pendant la guerre, le ministère de l'Information lui confie la réalisation de quelques films de propagande. Michael Balcon l'engage aux studios Ealing pour participer aux scénarios de Sarabande (B. Dearden, 1948) et de Police sans armes (id., 1950). C'est là qu'il tourne Whisky à gogo (Whisky Galore, 1949) : un de ces grands classiques du film d'humour dont les studios Ealing se sont fait une prestigieuse spécialité.Fortement influencé par l'école documentariste, Alexander Mackendrick enracine sa fiction (le naufrage d'un bateau chargé de whisky) dans la réalité d'une petite île écossaise, en 1943. L'Homme au complet blanc (The Man in the White Suit, 1951) fait la part beaucoup plus belle au numéro d'acteur (Alec Guinness) tout en gardant la recette qui fait l'originalité des films d'humour britannique de cette époque : un point de départ absurde poussé jusque dans ses conséquences les plus logiques. Dans ce film, un modeste inventeur met au point la formule du tissu inusable, provoquant ainsi l'impossible union sacrée du Capital et du Travail. Après un retour au réalisme avec Mandy (id., 1952), émouvante chronique de la rééducation d'une petite sourde-muette, Mackendrick revient à l'humour en réalisant Maggie (1954), divertissement mineur, et Tueurs de dames (The Ladykillers, 1955) avec Alec Guinness dans un irrésistible numéro de truand patibulaire faussement mélomane.Installé aux États-Unis, Mackendrick change de thèmes d'inspiration tout en gardant l'efficacité de son style. La peinture d'une presse à scandale dans le Grand Chantage (Sweet Smell of Success, 1957) égale les meilleures réussites du film noir américain. Après Sammy Going South (1963), il réalise son chef-d'uvre, Cyclone à la Jamaïque (A High Wind in Jamaica, 1965), film d'aventures maritimes construit sur l'affrontement psychologique d'un pirate (Anthony Quinn) et de deux enfants. Cette filmographie, malheureusement trop mince, s'achève aux États-Unis par une comédie de peu d'envergure, Comment réussir en amour sans se fatiguer (Don't Make Waves, 1967). Depuis, Mackendrick s'est consacré à l'enseignement, dirigeant l'Institut de Calarts (California Institute for the Arts), puis se contentant d'y donner des cours.
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Photos et vidéos de Alexander MACKENDRICK
La filmographie de Alexander MACKENDRICK
- Mandy ( 1952)4
- Sammy going south ( 1963)
- Wwhisky à gogo ( 1948)3
- Comment Reussir En Amour Sans Se Fatiguer ( 1967)
- L'Homme Au Complet Blanc ( 1951)4


