Hill House netflix
netflix

L'acteur principal, Michiel Huisman, nous dit tout sur la nouvelle série d'horreur de Netflix.

Habituellement caché derrière l'armure de Daario Naaris, dans Game of Thrones, Michiel Huisman change d'univers, et laisse la fantasy pour l'angoisse. The Haunting of Hill House sort ce vendredi sur Netflix. Une série d'horreur vaguement adaptée du roman culte de Shirley Jackson. Le même livre qui avait donné Hantise, en 1999 au cinéma (avec Liam Neeson et Catherine Zeta-Jones). Dans cette série limitée en 10 épisodes, l'acteur néerlandais incarne Steven Crain, aîné d'une fratrie qui a connu le pire, en grandissant dans une maison qu'ils pensent hantée. Des années plus tard, le traumatisme est encore bien présent...

Parlez-nous un peu de votre personnage, Steven Crain. C'est un écrivain, qui va utiliser ses propres traumas et les traumas de sa famille pour lancer sa carrière...
Michiel Huisman : Oui tout à fait. Ce n'était pas son intention au départ. Mais aucun des romans qu'il a écrit n'a marché. Ils n'étaient pas très bons (rires) Du coup, il a écrit ce livre consacré à son enfance. Un livre sur cette maison de Hill House, que les gens du coin connaissent, parce qu'ils savent qu'il s'y est passé quelque chose à l'époque. On ne sait pas trop quoi... Et les frères et soeurs de Steven ne sont pas contents, parce qu'ils ont un souvenir différent de cette maison. Eux pensent réellement qu'elle était hantée. Steven, lui, est l'aîné et il n'a jamais crû que sa maison fut hantée. Mais il tire profit de cette histoire, pour son succès personnel.

La série va et vient dans le temps, et c'est ce qui la rend si spéciale. Parce que nous suivons les personnages, leurs vies, après l'horreur qui a marqué leur enfance dans cette maison hantée...
Oui, c'est vrai, Hill House c'est essentiellement un drama familial. Ce n'est pas un show d'horreur dans lequel on essaye de faire flipper le public avec des "jump scares". C'est plutôt une tension permanente qu'on essaye de construire au fil des épisodes, alors que les personnages prennent de l'épaisseur et qu'on s'attache à eux.

Hill House netflix
netflix

Comment est-ce qu'on joue la version "âgée" d'un personnage, comme c'est le cas ici avec Steven ? Est-ce que vous avez discuté avec Paxton Singleton, le jeune comédien qui joue Steven enfant, pour être sur la même longueur d'ondes ? Vous vous êtes mis d'accord pour avoir la même approche du personnage ?
Oui tout à fait. On a effectivement discuté ensemble de notre vision de Steven Crain. On a parlé de plein de petits détails... Et puis dans les scripts, il y avait déjà beaucoup de pistes à suivre pour y parvenir. Le plus fou, c'est que j'ai le sentiment en regardant Paxton, qu'il me ressemble plus, que je ne me ressemblais moi-même, quand j'avais son âge ! (rires) C'est franchement drôle... Je crois qu'ils ne m'auraient jamais casté enfant, pour jouer une version de moi plus jeune !

La série est vraiment différente du livre de Shirley Jackson. Est-ce que vous l'avez lu ?
Oui, je l'ai lu et effectivement, ce n'est pas une adaptation directe. C'est plutôt un hommage. À la maison hantée. Aux personnages qu'elle a inventé. Mais c'est vrai que globalement, on a fait une toute nouvelle interprétation du livre.

Qu'est-ce qui constitue une bonne histoire de Maison hantée selon vous ?
C'est l'ambiguïté permanente. Quand on ne sait jamais vraiment si les personnages imaginent ce qui arrive, ou si cela arrive pour de vrai. Et je crois que c'est quelque chose qu'on a bien réussi à faire dans The Haunting of Hill House. En particulier pour mon personnage, Steven. Parce que lui n'a rien vu dans la maison, à l'inverse de ses frères et soeur. Et pour lui, ils ont juste un problème psychologique. Ils ont imaginé des choses. Pour les histoires de fantômes et de maisons hantées, il n'y a rien de plus puissant que la force de l'esprit humain.

Hill House netflix
netflix

Cette maison, Hill House, est vraiment magnifique. Mais elle est aussi très flippante, non ? En vrai, c'était comment de tourner ces scènes d'angoisse à l'intérieur ?
C'est vrai que le réalisateur, Mike Flannagan, a déniché cette maison dans un coin de l'Etat de Géorgie. Elle est bien réelle et on s'en est servie pour filmer les plans extérieurs. En réalité, nous n'avons pas tourné dedans. Nous avons recréé tout l'intérieur de cette maison - pas de manière exacte mais presque - en studio, à Atlanta. Et c'est là-bas qu'ont été tournées les séquences dans la maison de Hill House. Franchement, j'ai connu des décors immenses dans ma carrière, mais là, c'est clairement le plus gros décor en studio dans lequel je n'ai jamais travaillé ! On a été obligé de faire comme ça, parce qu'on voulait faire pas mal de longs plans en standy-cam, et il fallait être en mesure de démonter et remonter les murs à l'envie.

En tant que spectateur, vous êtes plutôt un amateur d'horreur gore ? Ou vous êtes plutôt sensible à une certaine atmosphère d'angoisse ?
Personnellement, ce qui me fait vraiment peur, c'est Shining. Ces oeuvres qui ont une lente et inquiétante tension qui va crescendo. Notre série est un peu comme ça. Avec ces plans où l'on suit les jeunes frères et soeurs déambulant dans les couloirs de cette maison... Ca me fait penser un peu au gamin de Shining sur son tricycle, si vous voyez ce que je veux dire...

Vous n'êtes pas vraiment fan des bons gros "jump scares" ?
Non pas du tout. Parce qu'en fait, ça me fait vraiment peur (rires). Je sais comment ils les font, et pourtant, ça me fait toujours flipper.

The Haunting of Hill House - saison 1 - les 10 épisodes sortiront ce vendredi 12 octobre sur Netflix.