Ozark, la nouvelle bonne surprise de l'été de Netflix (critique)

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Une certaine vibe à la Breaking Bad.

Il y a tout pile un an, Netflix sortait son Stranger Things, une série totalement inconnue, qui allait petit à petit devenir la coqueluche de l'été 2016 (raflant même 5 nominations aux Emmy Awards !). La plateforme tente de refaire le coup, cette année, dans un genre totalement différent.

Il y a quelques semaines, lorsque la bande-annonce est apparue sur le Net, personne n'avait entendu parlé d'Ozark. Ce vendredi, les 10 épisodes de la première saison seront mis en ligne, sur Netflix. Et d'après ce qu'on a pu en voir, il pourrait bien s'agir de la très bonne surprise de l'été 2017.

Ozark, c'est l'histoire de Marty Byrde, financier de Chicago, père de famille pas très heureux, grossièrement cocufié par sa femme... et qui arrondit ses fins de mois en blanchissant de l'argent pour un cartel mexicain ! Sauf que son meilleur ami et associé, Bruce, met en place, à son insu, un système pour piquer discrètement une petite partie de l'argent de la drogue... Mauvaise idée. Lorsque le Cartel s'en rend compte, le sang se met à couler ! Pour sauver sa peau et celle de sa famille, Marty négocie alors un deal avec les Mexicains : il va déménager à Ozark, sur les rives du Missouri, pour tenter de blanchir quelques centaines de millions de dollars...

Oui, on peut le dire, il y a une certaine vibe Breaking Bad, dans cette histoire créée et écrite par le scénariste Bill Dubuque (qui a visiblement un truc pour les comptables, puisque c'est à lui qu'on doit aussi le récent Mr. Wolff, avec Ben Affleck). Attention, on ne dit pas qu'Ozark est le nouveau Breaking Bad ou même qu'il arrivera un jour à la cheville du chef d'oeuvre de Vince Gilligan. Mais elle partage avec sa glorieuse aïeule un même esprit, une volonté persistante d'interroger intelligemment la psychologie humaine, autant que les obligations sociologiques de notre monde et, à la marge, l'économie souterraine qui alimente le crime.

ozark family

Dans la peau de l'homme désespéré, coincé dans une situation désespérée, Jason Bateman est tout simplement parfait. Bluffant même. Lui qui brille d'habitude plutôt dans la comédie (Comment tuer son Boss ? ou Arnaque à la carte par exemple) livre ici une performance dramatique subjuguante, presque insaisissable. Marty Byrde est-il un gros loser au bout de sa vie ou un génie capable de se sortir de n'importe quelle situation ? Il y a toute cette ambiguité, empreinte d'une touchante humanité, dans ce personnage à la Walter White. Gentil père de famille paumé et antihéros à la fois.

Plongé dans la lumière pâle du Missouri, Marty nous fascine par son incroyable instinct de survie, se débattant coûte que coûte, pour garder la tête hors de l'eau dans la moiteur d'Ozark. On ne sait pas encore (après avoir vu deux épisodes) si la première saison tient toutes ses promesses et si le "Walter White de Netflix" arrivera un jour au même niveau que le maître. Mais une chose est déjà sûre : Ozark sera certainement votre polar des plages, pour cet été.

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