Le film qui... de Famke Janssen

Famke Janssen le film qui

La célèbre Jean Grey des X-Men nous parle des films qui l'ont marquée. 

Avant de devenir une mutante chez les X-Men, Famke Janssen avait joué dans Goldeneye en 1995. A l’occasion de la diffusion du film ce soir sur France 3, Première s’est plongé dans ses archives pour vous faire découvrir les films qui l’ont marquée.
Nous l’avions rencontré en 2013, pour la sortie de Hansel & Gretel : Witch Hunter, de Tommy Wirkola

Le film qui ...

... Vous fait rire ? 

Cette sacrée vérité, de Leo McCarey, dans lequel Irene Dunne et Cary Grant sont en train de divorcer. J'adore la scène du night-clib. Le nouveau compagnon d'Irene Dunne débarque de l'Oklahoma et Grant découvre qu'elle va emménager là-bas, chez les ploucs. Mais alors qu'il commence à lui faire la liste de ce qu'elle ne verra plus ("Quand une nouvelle boutique ouvrira, je me dirait : "Elle a bien de la chance, elle est loin de tout ça.""), elle le laisse tomber pour rejoindre son homme, qui l'entraine dans une danse de cow-boy au milieu des couples qui virevoltent de manière très élégante. Hilarant. 

... Vous fait pleurer ? 

Tendres Passions, de James L. Brooks. À chaque fois que je le revois, je fonds en larmes. L'histoire de cette jeune femme qui se meurt d'un cancer en sachant qu'elle ne verra pas grandir ses enfants et que son mari la trompe. Comment peut-on résister ? Mais l'art de Brooks va au-delà du pathos : c'est avant tout une formidable chronique familiale menée par Debra Winger

... Vous fout la trouille ? 

Shining. Le moment où Nicholson entre dans la salle de bains et voit une femme nue ouvrir le rideau de la baignoire me file des frissons rien que d'en parler. La scène de l'ascenseur, celle du tricycle, du labyrinthe de glace... L'imagerie de Kubrick a une puissance qu'on ne retrouve plus beaucoup aujourd'hui, sauf peut-être chez quelques cinéastes asiatiques. C'est de la pure mise en scène qui laisse de l'espace à l'imagination. Les plus grande frayeurs viennent de là. 

40 ans de blockbusters hollywoodiens : GoldenEye (1995)

... Vous ferait revenir en Europe ? 

Un prophète ! Si Jacques Audiard m'appelle - pour n'importe quel rôle, dans n'importe quel film -, je quitte les Etats-Unis tout de suite. Je trouve qu'il a une vision du monde vraiment unique et une manière bluffante de diriger ses acteurs. 

... Vous a rendu jalouse de son réalisateur ? 

Happiness Therapy. Mais il faut dire que je suis très cliente de tout ce que fait David O. Russell. J'adore aussi Fighter. J'aurai également aimer signer n'importe quel film des frères Coen
Ce qui m'intéresse, au fond, ce sont les oeuvres qui n'ont pas peur de changer de tonalité, qui passent du drame à l'humour puis au mélo. En fait non, tiens, je retire tout ce que je viens de dre. Le film que j'auria aimé réaliser, c'est Le Propriétaire, de Hal Ashby, précisément pour toutes ces raisons. 

... Vous a donné envie de passer à la mise en scène ? 

L'impossible Monsieur Bébé, de Howard Hawks. D'ailleurs, le titre de ma première réalisation, Bringing up Bobby, est une référence explicite au titre original de ce film ("Bringing Up Baby"). Je suis obsédée par les longs métrages de Cary Grant, Irene Dunne, James Stewart...
J'adore le cinéma des 70s, mais les classiques des années 30 possédaient une liberté de ton et une folie que je n'ai jamais retrouvées. 

... Ne quitte pas votre lecteur DVD ? 

Lolita, de Stanley Kubrick. Je suis fan. Ça fait dix ans que je ne l'ai pas revu, mais à une époque, je le regardais en boucle. C'est tordu, ça pétille de tristesse, de désespoir, et c'est incroyablement bien joué. 

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