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L’action hero débriefe son dernier “véhicule”, tourné avec le fidèle Jaume Collet-Serra.

Liam Neeson était à Paris la semaine dernière pour les besoins de la promo de The Passenger, son dernier film, nouvelle variation sur son personnage post-Taken d’ancien flic (ou agent secret) à qui il ne faut pas chercher des noises. C’est son quatrième film avec Jaume Collet-Serra, après Sans Identité, Non-Stop et Night Run, dans lequel il traque des méchants et court contre la montre dans un train de banlieue. Un poil routinier mais quand même amusant. En septembre, au Festival de Toronto, l’acteur avait annoncé qu’il allait arrêter le cinéma d’action, trop vieux pour ses conneries (65 ans), mais a depuis expliqué que ses propos avaient été déformés. Le géant irlandais a encore envie d’en découdre. Juste avant de partir à Telluride tourner sous la direction des frères Coen (pour un épisode de leur série Netflix The Ballad of Buster Scruggs), il décryptait devant une brochette de journalistes français les enjeux de The Passenger. Extraits :

Sur sa relation avec Jaume Collet-Serra :
“On ne cherche pas spécialement à se surprendre, avec Jaume. On est de plus en plus proches, professionnellement parlant. On ne sur-analyse pas les choses, on ne s’assoit pas pour discuter des motivations du personnage. J’arrive sur le plateau, il me décrit l’action, la chorégraphie des scènes, les mouvements de caméra, je luis dis “OK, j’ai compris”, et on y va. C’est aussi simple que ça. L’équipe apprécie, parce qu’ils savent qu’il ne va pas falloir attendre cinq prises avant que ce soit dans la boîte.”

Sa routine sur un tournage :
“On a tourné The Passenger aux studios de Pinewood, juste après que Star Wars ait levé le camp. On a construit un wagon monté sur un système hydraulique. Un seul wagon pour figurer tous les wagons du train. Derrière, ce sont des fonds verts. Pour être honnête, je ne comprends toujours pas comment ça marche ! Mais l’illusion qu’ils arrivent à créer est extraordinaire. Ma routine sur le tournage ? Je me réveille à cinq heures, je vais à la salle, j’arrive sur le plateau où on tourne en continu, jusqu’à 18h30, ensuite je m’accorde une petite sieste d’un quart d’heure, puis retour à la salle où je m’entraîne avec les gars des cascades pour chorégraphier les combats. Et après ça, je m’effondre ! C’est ma vie pendant trois mois. Très monastique.”

Le concept de The Passenger :
“J’avais aimé faire Non-Stop (Liam Neeson traque des terroristes dans un avion - ndlr), un film à suspense dans un espace très réduit. On tournait dans un studio minuscule, le challenge était excitant, j’avais trouvé Jaume très inventif avec la caméra. Quand j’ai lu le scénario de The Passenger, qui est un peu comme Non-Stop dans un train, j’étais curieux de savoir comment Jaume allait se débrouiller ! On prépare un cinquième film ensemble, un nouveau thriller. Dans un espace encore plus réduit ! Un ascenseur ? Non : un placard ! (rires)

Son personnage de The Passenger :
“J’aime jouer l’homme de la rue. Ici, un agent d’assurances, un ancien flic, qui se retrouve viré du jour au lendemain parce qu’il a soixante ans ! Je crois que beaucoup de spectateurs peuvent s’identifier à ça. La classe moyenne est en train de mourir à petit feu – en tout cas aux Etats-Unis et en Irlande, je ne connais pas la situation en France. Moi, je veux jouer des mecs normaux, pas des super héros.”

The Passenger, actuellement en salles.