Paris Match annonce qu'au moins 110 salles de cinéma vont rediffuser cette semaine C'est dur d'être aimé par des cons, de Daniel Leconte. Le réalisateur s'en félicite : "C’est un mouvement de fond, ce sont les exploitants de cinéma qui réclament le film. A l’époque, beaucoup de monde était passé à côté de l’affaire "Charlie Hebdo". Aujourd’hui les gens veulent voir le film pour comprendre "pourquoi?" cette violence, d’où vient-elle?".>> Quand Cabu nous apprenait à dessiner dans Récré A2">>>> Quand Cabu nous apprenait à dessiner dans Récré A2Présenté hors compétition à Cannes en 2008, son documentaire sur les coulisses de la parution du numéro de Charlie Hebdo qui était consacré aux caricatures de Mahomet et du procès qui a suivi avait attiré moins de 50 000 spectateurs dans 62 salles il y a six ans. Mais suite aux événements tragiques survenus la semaine dernière, des extraits du docu n'ont cessé d'être partagés sur le web. Celui-ci, notamment, montre la création de la célèbre une de Cabu qui donne son titre au film : Le film prend évidemment un nouveau sens suite à l'assassinat de cinq de ses dessinateurs : Cabu, Tignous, Charb, Wolinski et Honoré, mais aussi de membres moins connus du journal. Notez qu'il est également disponible en DVD. Un documentaire jugé "indispensable" par Première après sa diffusion à Cannes :"Ce documentaire propose de suivre en live – avec l’ajout d’entretiens réalisés a posteriori – ces journées judiciaires durant lesquelles Philippe Val, le patron de Charlie Hebdo, devait répondre devant plusieurs organisations musulmanes de la publication dans son journal des caricatures jugées blasphématoires. Laborieux au début (le rappel des faits est trop long), le film devient passionnant dès que démarre le procès. Daniel Leconte transforme la salle des pas perdus en une scène de théâtre où chacun joue son rôle à la perfection. Maître Malka, dans le rôle du gentil, et maître Szpiner, matois et félin, forment un duel d’avocats fascinant. Mais au-delà des effets de manches et des joutes oratoires, C’est dur d’être aimé... s’impose surtout comme une réflexion fascinante sur la liberté d’expression, les peurs qu’elle suscite et les risques qu’elle court. Indispensable."Bande-annonce de C'est dur d'être aimé par des cons : >>> Charlie Hebdo : Les dessinateurs rendent hommage à Charb, Cabu, Tignous, Honoré et Wolinski