Synopsis
Jacques se rend chez son ami Bruno pour lui annoncer une nouvelle importante : l’humanité toute entière vit dans une simulation…
| Date de sortie | 10 juin 2026 |
|---|---|
| Durée | 67 mn |
| Réalisé par | Quentin Dupieux |
| Avec | Alain ChabatJonathan CohenAnaïs DemoustierJean-Marie Winling |
| Distributeur | Diaphana Distribution |
| Année de production | 2026 |
| Pays de production | France |
| Genre | Animation |
Jacques se rend chez son ami Bruno pour lui annoncer une nouvelle importante : l’humanité toute entière vit dans une simulation…
Quentin Dupieux fait du cinéma d’animation ? Ben ça alors, on ne l’avait pas vu venir. Mais évidemment, il y a un twist : le réalisateur de Yannick, Le Daim ou Mandibules a décidé de s’entourer d’un tout petit groupe d’animateurs et d’emprunter une esthétique radicale, proche des jeux vidéo en 3D grossière de la première PlayStation. Idée très marrante à laquelle s’ajoute un scénario où les personnages d’Alain Chabat et Jonathan Cohen se rendent compte que le monde qui les entoure n’existe pas réellement, et qu’ils vivent dans une simulation bourrée de bugs. La bande-annonce, franchement hilarante (« Ça me chie la tête ton truc »), promettait qu’on allait a minima se fendre la poire, voire assister à une sorte de renaissance du prolifique réalisateur. Ce n’est pas tout à fait ce qui s’est produit, le film balançant ses meilleures (seules ?) vannes dans les vingt premières minutes et s’effondrant totalement ensuite, perdu entre la métaphysique de comptoir et un gloubi-boulga sur la vacuité du monde de la tech. Et alors qu’on attendait fermement Dupieux sur le terrain de l’expérimentation visuelle, il choisit de se limiter à deux-trois gags bien sentis (immense séquence de la douche du bébé) et de déserter le champ cartoonesque offert par l’animation. Paradoxalement, la promo du film, qui transformait acteurs et journalistes en polygones, était bien plus stimulante.
Quand le cinéaste fait de la SF, les gens se déplacent : il faut remonter à Ready Player One pour voir un aussi bon premier jour en France, pour un film de Spielberg.
Après un début prometteur, son premier film d'animation se perd entre métaphysique de comptoir et gloubi-boulga sur la vacuité du monde de la tech.