Titre original Huo zhe yan
Date de sortie 10 juin 2026
Durée 114 mn
Réalisé par Kenji Tanigaki
Avec
Distributeur Metropolitan
Année de production 2026
Pays de production hong-kongais, Chine
Genre Action, arts martiaux, Thriller

Synopsis

Après l’enlèvement de sa fille par un réseau criminel et face à l’inaction de la police, Wang Wei se lance dans une traque implacable pour la retrouver. Son seul allié, Navin, est un journaliste tenace dont la femme a mystérieusement disparu. Unis par un même désir de vengeance, ces deux hommes que tout oppose affrontent les ravisseurs dans un face-à-face explosif mêlant arts martiaux et justice sans merci.

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Critiques de The Furious

  1. Première
    par Frédéric Foubert

    On sort de ce film complètement rincé. Groggy, les jambes qui flageolent. On s’est pourtant contenté de rester assis à admirer deux heures durant les bastons amoureusement mises en scènes par Kenji Tanigaki, coordinateur cascades et chorégraphe star du cinéma hongkongais, fidèle compagnon de route de Donnie Yen. Mais The Furious procure une telle sensation physique que son spectateur lui-même finit sur les rotules. C’est un film de pur plaisir, d’une générosité presque délirante. Le scénario, griffonné sur un ticket de métro, n’essaye à aucun moment de prétendre à la sophistication et assume au contraire glorieusement son pedigree bis. Un journaliste (Joe Taslim) et un homme muet dont la petite fille vient d’être enlevée (Mo Tse), enquêtent sur un réseau de trafiquants d’enfants. Les deux associés remontent la filière, de carrés VIP de boîtes de nuit interlopes en entrepôts glauques. Et brisent pas mal d’os au passage, au fil de combats hallucinants, extraordinairement chorégraphiés, de plus en plus abstraits au fur et à mesure qu’avance le récit et au cours desquels, quand les poings ne suffisent plus, tout un tas d’objets (arcs, marteaux, motos, blocs de glaces) servent de supplétifs létaux. The Furious file comme une flèche et ne prétend pas à la dimension réflexive et théorique d’un City of Darkness, la récente ode de Soi Cheang à l’âge d’or du cinéma HK. Il vise avant tout la jubilation, et parvient superbement à ses fins. Après le passage de Chad « John Wick » Stahelski derrière la caméra, on pourra se demander si les super coordinateurs cascades d’hier font les grands cinéastes d’action d’aujourd’hui. Un bon sujet de dissertation, qu’on se garde pour plus tard. Parce que là tout de suite, c’est l’heure de la récré.

Casting de The Furious