Date de sortie 3 juin 2026
Durée 95 mn
Avec Joel Edgerton
Année de production 0025
Pays de production Etats-Unis
Genre Thriller

Synopsis

Dans un camp d’été, la rumeur d’une peste se propage. Quand Ben refuse d'y croire, les frontières de la réalité se brouillent et un jeu impitoyable se déclenche entre les garçons.

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Critiques de The Plague

  1. Première
    par Lucie Chiquer

    2003, San Diego, camp d'été de water-polo. Il y a l’odeur de chlore, le bruit des claquettes sur le carrelage froid, les voix qui résonnent dans les vestiaires. Un peu plus loin, le plongeon d'un groupe de garçons dans l’eau de la piscine entraine le nôtre dans leur petite bande. Ce qui suit – le harcèlement induit par l'effet de groupe et la violence comme rituel initiatique – nous percute de plein fouet. Ben aussi : petit nouveau âgé de 12 ans, sa descente aux enfers s’amorce par une rumeur insidieuse. Eli, paria de la bande, aurait la peste (insulte puérile pour désigner son eczéma). Face à la cruauté de ses camarades, l'instinct de survie de Ben s’enclenche. Prendre part aux moqueries ne le protègera qu’un temps puisqu’il deviendra, à son tour, la bête de foire. On aurait pu le voir venir, puisque Charlie Polinger use d’archétypes bien rodés : le garçon influençable, trop craintif pour trouver sa place au sein d’un troupeau dont le chef (le troublant Kayo Martin) sort les crocs au moindre faux pas. On aurait pu le voir venir, oui, si le cinéaste ne prenait pas un malin plaisir à nous désarçonner en jouant des codes sonores et visuels de trois genres hétéroclites, qu’il fait ici voler en éclats. La camaraderie du récit initiatique se délite au profit des grattages intensifs et paranoïaques du body horror, point de bascule vers le thriller, dont la tension imprègne chaque partie de water-polo dans cette colo pour enfants. Comme Ben, Charlie Polinger joue brillamment sur plusieurs tableaux. Quand le premier finit par s’accepter tel qu’il est après avoir sacrifié un peu de sa conscience, le second s’impose comme un cinéaste à suivre de près puisqu’il signe, à coup sûr, le coming of age le plus éprouvant de l’année.

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