Première
par Frédéric Foubert
Un accordeur de piano hyper doué dans son job découvre que son oreille absolue lui permet également d’ouvrir des coffres-forts sans trop d’efforts. Son vieil associé joué Dustin Hoffman ayant besoin de soins médicaux très onéreux, l’accordeur s’associe avec une bande de cambrioleurs… Voilà pour la partition du Virtuose, que le réalisateur Daniel Roher (documentariste oscarisé de Navalny) joue sur un rythme cool et jazzy à la Soderbergh, en mêlant thriller, romance, et portrait d’un personnage attachant, que son hyperacousie (une hypersensibilité auditive) oblige à vivre coupé du monde, quelque part entre Baby Driver, Will Hunting et Rain Man (cité dans le dialogue, en clin d’œil à Hoffman). Les ficelles de l’intrigue policière sont parfois très grosses, mais le film a du charme, tout comme son héros Leo Woodall, beau gosse révélé à la télé (The White Lotus), à qui ce Virtuose est censé servir de rampe de lancement ciné.