Première
par Lucie Chiquer
Tout passe toujours mieux, avec une glace à la vanille. Même les soucis de Roberta, huit ans, et des femmes parmi lesquelles elle grandit : leur maison est sur le point d’être saisie. Envers et contre tout, surmontant désaccords et ressentiments, cette petite communauté d'individus que tout oppose fait front, hermétique. Tendre et touchant brassage de résiliences féminines, Vanilla se regarde par le prisme de l’enfance. Car sans le regard de la benjamine de ce foyer recomposé, – dont l’émerveillement naïf rappelle parfois le personnage de Little Miss Sunshine –, le scénario tournerait franchement mièvre, à peine sauvé par la vraie bonne idée qui l’anime : cette représentation de la maison comme sanctuaire d’une féminité assiégée par un masculin tantôt symbolisé par cet huissier, qu’il ne s’agirait pas de laisser entrer, tantôt par cet agresseur qui parvient à s’introduire en pleine nuit.