Date de sortie 18 février 2026
Durée 101 mn
Réalisé par Bachir Bensaddek
Avec Antoine Bertrand , Nailia Harzoune
Distributeur Vues du Québec
Année de production 2026
Pays de production québecois
Genre Drame
Couleur Couleur

Synopsis

Hantée par un passé qu’elle a tenté de fuir, Halima accepte à contrecœur que son conjoint Sylvain l’accompagne en France dans sa recherche des membres de sa famille. Sur place, elle doit d’abord affronter les souvenirs et les fantômes qui hantent la maison familiale, puis revivre l’austérité et le climat de terreur infligé par son père, un homme autoritaire, replié sur lui-même et ostracisé par son statut de harki.

Critiques de La Femme cachée

  1. Première

    Halima vit à Montréal avec son compagnon et sa petite fille. Enceinte, elle apprend que son deuxième enfant est un garçon. Dans le froid de l’hiver canadien, l’arrivée de ce bébé ravive les blessures de sa vie passée et surtout le souvenir de son frère… Rachid. Alors qu’elle décide de retourner sur sa terre natale, l'Algérie, elle confronte chacun des membres de sa famille  dans l’espoir de le retrouver.  Avec ses cheveux noirs enroulés, ses yeux de jais, son teint mat et son air mélancolique, cette héroïne (remarquablement campée par Naila Harzoune) semble tout droit sortie d’une pièce du dramaturge libanais, Wajdi Mouawad. Impossible de ne pas songer à la tétralogie de l’auteur, Le Sang des promesses, devant La Femme cachée. Et sur les thèmes de la famille, de l’identité et du retour aux origines, le troisième long-métrage de Bachir Bensaddek tourné en langue française et arabe avance entre climat tragique et contexte politique et retrace une histoire toujours douloureuse pour la France, celle de la colonisation de l’Algérie. Mais à force de multiplier les sujets, le film finit par perdre de l'intensité recherché, à cause de dialogues trop peu travaillés et de scènes fragiles glissant dangereusement vers la caricature. Cette tragédie grecque loin d'être inintéressante aurait gagné à approfondir sa mise en scène, plutôt que de laisser parler seul son sujet.

    Lou Valette