Le succès du film intervient dans un contexte de vif débat autour de la question de l’immigration aux Etats-Unis.
James Gunn peut jubiler. Avec 122 millions de dollars de recettes aux Etats-Unis et 217 millions dans le monde pour son premier week-end, son Superman a réussi son décollage au box-office. De bon augure pour le nouveau DC Universe, inauguré par cette nouvelle adaptation cinéma du Man of Steel.
Mais ce n’est pas pour parler gros sous ou stratégie que le réalisateur et co-président de DC Studios a pris la parole sur les réseaux sociaux. Pour Gunn, le succès du film veut aussi dire quelque chose de bien plus fort :
"Je suis incroyablement reconnaissant de votre enthousiaste et de votre bienveillance depuis ces derniers jours. On a beaucoup insisté sur le 'Super' de Superman au fil des ans, et je suis heureux d’avoir fait un film qui se concentre sur la partie 'man' de l’équation. Un homme bon qui cherche toujours à aider ceux qui en ont besoin."
La sortie de Superman a été entourée par un vif débat opposant les défenseurs du nouveau Superman de James Gunn (incarné par David Corenswet), et le camp conservateur qui lui reprochait d’avoir porté à l’écran une version "woke" et "pro-immigrationniste" du célèbre super-héros. Un discours notamment relayé par Dean Caine, qui incarnait Superman dans la série tv Loïs «& Clarke.
Le personnage a été créé en 1933 par Jerry Siegel et Joe Shuster, deux fils d’immigrés juifs dont les parents ont fui la montée de l’antisémitisme en Russie. Extra-terrestre trouvant refuge sur Terre après la destruction de sa planète, Superman est indéniablement une allégorie de leur parcours et de l’immigration, qui est elle-même au coeur de l’histoire des Etats-Unis.
Mais dans le contexte actuel de la politique menée par l’administration Trump et sa police anti-immigration, l’ICE, le sujet est sensible outre-Atlantique. Et les détracteurs de James Gunn promettaient (ou plutôt espéraient) un four à son Superman, qui aurait symbolisé le refus de cette vision "gauchiste" du monde par le peuple américain. Sauf que le box-office (pour ce que ça vaut) a donné raison à Gunn.
"Le fait que cela résonne si puissamment auprès de tant de gens à travers le monde est en soit un testament d’espoir pour la gentillesse et la qualité des êtres humaines", a ajouté James Gunn dans son message.







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