Synopsis
Alors qu’ils font paître leur troupeau dans la montagne, deux adolescents sont attaqués. Nizar, 16 ans, est tué tandis qu’Achraf, 14 ans, doit rapporter un message à sa famille.
D'après une histoire vraie.
| Date de sortie | 7 mai 2025 |
|---|---|
| Durée | 98 mn |
| Réalisé par | Lotfi Achour |
| Avec | Ali Helali , Wided Dadebi , Yassine Samouni |
| Distributeur | Nour Films |
| Année de production | 2025 |
| Pays de production | TUNISIE, France, Belgique |
| Genre | Drame |
| Couleur | Couleur |
Alors qu’ils font paître leur troupeau dans la montagne, deux adolescents sont attaqués. Nizar, 16 ans, est tué tandis qu’Achraf, 14 ans, doit rapporter un message à sa famille.
D'après une histoire vraie.
Tout part ici d’une histoire vraie et pourtant jamais Lofti Achour ne fait du réalisme la colonne vertébrale de ce qui constitue son deuxième long métrage, neuf ans après Demain dès l’aube, inédit dans les salles françaises malgré sa sélection de la Quinzaine des réalisateurs. Ce premier film mettait en scène les destins croisés de deux jeunes femmes et un adolescent dans une Tunisie post-révolution. Et Les Enfants rouges raconte, lui, la Tunisie de la décennie noire, celle des années 2010 en partant d’une tragédie insoutenable : l’assassinat en novembre 2015 d’un jeune berger de 16 ans au cœur de la montagne tunisienne par des Jihadistes qui ont forcé son cousin à rapporter sa tête décapitée à sa famille. Un des rares crimes terroristes à avoir visé des civils et qui avait fait la une des journaux. La mise en place du récit est ici très rapide car l’essentiel se situe ailleurs, dans la manière dont Achour va traiter les dommages collatéraux de geste pour la famille de la victime et plus encore pour ce cousin. Il aurait pu opter pour quelque chose de très littéral. Mais il y avait le risque de rajouter de l’horreur à l’horreur, de ne pas se hisser à la hauteur de son propos. Lui choisit de se concentrer sur l’impact psychologique d’un tel traumatisme chez le jeune garçon qui a survécu et passe pour cela par le prisme d’un fantastique distillé avec soin, à hauteur d’un gamin de 13 ans résilient. Et son onirisme poétique ne fait que renforcer la lâcheté et l’horreur du geste initial, dans un équilibre parfait entre douceur et dureté.
Le cinéaste revient sur l’écriture du scénario de ce film saisissant qui raconte une des pages les plus tragiques connue par la Tunisie lors de la décennie noire.
Un monde merveilleux, Les Enfants rouges, Les Musiciens...