Nom de naissance Favart
Genre Homme
Avis

Biographie

Poète et dramaturge français du 18ème siècle, Charles-Simon Favart est un prodige de l’Opéra-comique. C’est notamment grâce à sa pièce La Chercheuse d’esprit que sa notoriété explose en 1741. Son nom sera donné au théâtre national de l’Opéra-comique. Charles-Simon Favart est né le 13 novembre 1710 à Paris. S’il est parisien, ses parents, eux, sont d’origine rémoise. Son père est un pâtissier qui jouit d’une grande popularité, tandis que sa mère est la fille d’un fermier. Charles-Simon Favart suit son enseignement secondaire au très prestigieux Collège Louis Le Grand. Lorsque son père décède, il est encore tout jeune mais il doit déjà reprendre la boutique familiale et maintenir au niveau cette petite entreprise réputée pour ses délicieux gâteaux. Bien qu’il ait honte de devenir pâtissier aussi tôt, il succède à son père dans ce poste. Parallèlement, il se lance dans l’écriture de poèmes. Cette expérience littéraire finit par porter ses fruits. Grâce au poème La France délivrée par la pucelle d’Orléans, Favart reçoit la Violette d’argent des Jeux Floraux. En 1732, il monte sa toute première pièce. Elle s’intitule Polichinelle Comte de Paonfier. C’est une parodie de Glorieux, une comédie de Destouches. Sa représentation se déroule de manière anonyme dans un théâtre de marionnettes. Ensuite, Charles-Simon Favart commence à rédiger des vaudevilles. C’est ainsi qu’il présente, en 1734, la pièce Les Deux Jumelles. Le spectacle est donné à l’Opéra-comique et remporte un franc succès. Suite à cette réussite considérable, le dramaturge fait plusieurs représentations au théâtre. Il monte une bonne vingtaine de pièces dans l’anonymat. Parmi ces œuvres, on compte notamment La Foire de Bezons en 1735 et Moulinet Premier en 1739. En 1741, Charles-Simon Favart monte La chercheuse d’Esprit. Avec cette pièce, il se décide enfin à sortir de l’anonymat. L’œuvre est un chef-d'œuvre du genre. Elle est jouée à l’Opéra-comique et remporte à son tour un succès considérable. Charles-Simon Favart donnera près de deux cents représentations de ce spectacle. En 1743, il est convié à devenir le régisseur de l’Opéra-comique. Suite à cela, il fait la rencontre de celle avec qui il va partager sa vie. Elle s’appelle Justine Duronceray et c’est une comédienne qu’on surnomme Madame De Chantilly. La réussite de l’Opéra-comique ne satisfait cependant pas tout le monde. En effet, les comédiens issus de la Comédie-Française jalousent se succès. Ils parviennent alors à faire clôturer le théâtre national de l’Opéra-comique, au mois de juin 1745. Charles-Simon Favart se retrouve ainsi sans revenus.En revanche, le 12 décembre 1745, Madame De Chantilly devient Madame Favart, suite à leur mariage. Puis, en 1746, Charles-Simon Favart est engagé par le Maréchal de Saxe pour être le directeur d’une troupe de comédiens ambulants. Ainsi, pendant cinq années successives, le dramaturge travaille au service de l’armée. Il monte de nombreuses pièces improvisées pour la distraction des soldats. En 1746, Favart part à Bruxelles où il devient le directeur du Théâtre de la Monnaie. Le succès de ses spectacles est important. Même les ennemis veulent voir les acteurs de Favart lorsqu’ils ne sont pas en représentation chez les Français. En revanche, le Maréchal s’est épris de Madame Favart et en fait sa maîtresse. Celle-ci, ne peut supporter la situation et se contraint à s’enfuir. Le Maréchal de Saxe retourne alors sa colère sur Favart qui se retrouve sérieusement menacé. Il s’en va alors se cacher dans un petit village strasbourgeois, laissant derrière lui son épouse séquestrée.En 1750, suite à la mort du Maréchal, Charles-Simon Favart sort enfin de son exil. De retour à Paris, le couple Favart rencontre une approbation conséquente auprès du public. En effet, au Théâtre-Italien, Madame Favart présente plusieurs pièces qui sont largement appréciées. En 1752, L’Opéra-comique est rétabli, après sept ans d’interruption. Charles-Simon Favart en devient le directeur en 1758. Puis, en 1762, il organise une fusion de ce théâtre avec ladite Comédie-Italienne. Cet acte est tout à son profit personnel. Il devient quasiment le dramaturge officiel de L’Opéra-comique. Parallèlement, il écrit énormément, majoritairement sur commande. En 1763, il écrit L'Anglais à Bordeaux, qui sera la seule de ses pièces pour la Comédie-Française.En 1772, suite au décès de son épouse, il arrête définitivement d’écrire. En 1773, il fait jouer sa dernière pièce intitulée La belle Arsène. Ce n’est qu'en mai 1792 qu’il décède dans sa demeure de Belleville.