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Les rôles d'handicapés font ils gagner des Oscars ?

La performance de Colin Firth en roi bègue dans Le Discours d'un roi pose une nouvelle fois la question : les rôles d'handicapés font ils gagner des Oscars ? Kirk Lazarus, l'inoubliable personnage d'acteur australien joué par un Robert Downey Jr grimé en noir dans Tonnerre sous les Tropiques, a une théorie là-dessus. Il l'explique à Tugg Speedman (Ben Stiller), coupable à ses yeux d'avoir flingué sa carrière avec ‘Simple Jack', un rôle « d'attardé complet » à la Sam je suis Sam, ce qui n'est pas le cas des oscarisés Forrest Gump, Rain Man ou Bienvenue Mister Chance. Stiller caricature, évidemment. Mais dans le fond il a raison sur un point : un rôle d'handicapé (physique ou psychique) comme dans Rain Man ou Forrest Gump permet à l'acteur de fournir une prestation spectaculaire (ou anti-spectaculaire, cf Mar adentro), hors du commun, ou à contre-emploi, et bien souvent d'émouvoir à peu de frais. Et peut, même armé des meilleurs intentions du monde, friser le freak show racoleur, parfait véhicule à Oscar. Pas toujours, heureusement. Fluctuat est allé vérifier si « rôle d'handicapé » rimait avec Oscar, en 12 films.