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Les 10 films incontournables de Werner Herzog

Les nains aussi ont commencé petits (1970)

Le premier film d'Herzog à faire parler de lui. Un sujet choc - des nains hystériques qui prennent le pouvoir dans l'asile où ils étaient gardés -, une mise en scène qui ne nous épargne rien (et surtout pas les rires sur-aigues du rôle principal). Une expérience qui ne laisse personne indifférent.<em>Les nains aussi ont commencé petits</em>, <em>Werner Herzog</em> - 1970.

Aguirre, la colère de Dieu (1972)

Un exploit physique d'abord, comme souvent chez le cinéaste allemand, qui emmène une équipe entière tourner dans les Andes, dans des conditions souvent hasardeuses. Et la grâce, qui pointe le bout de son nez dès le premier plan, perché à une hauteur folle, et qui nous montre un convoi qui avance le long des parois vertigineuses de la montagne. Un <em>Klaus Kinski</em> très en forme, la forêt vierge : un film qui laisse des images indélébiles dans le cerveau de ses spectateurs.<em>Aguirre, la colère de Dieu</em>, <em>Werner Herzog</em> - 1972

La Grande Extase du sauteur à ski Steiner (1974)

Un court-métrage documentaire qui nous révèle cet aspect moins connu de la filmographie du cinéaste, et pourtant plus importante en nombre que ses films de fiction. Herzog est un passionné de saut à ski, et consacre un portrait au champion toutes catégories de ce sport, Steiner. Le cinéaste se livre à une réflexion quasi philosophique sur le goût du risque et ses enjeux. Et pose les bases d'un style documentaire très personnel, à la première personne : un ton doucement ironique, un intérêt inépuisable pour les individus et l'expression d'un esprit brillant.La Grande Extase du sauteur à ski Steiner, <em>Werner Herzog</em> - 1974

La Ballade de Bruno (1977)

Un film très émouvant sur deux marginaux berlinois qui tentent leur chance dans le Wisconsin. Le rêve américain, et surtout son envers, vu à travers ce personnage merveilleux interprété par Bruno S., déjà héros de Kaspar Hauser, et acteur improvisé par Herzog. Encore un personnage de rêveur, mais d'une douceur inattendue chez le cinéaste. La Ballade de Bruno, <em>Werner Herzog</em> - 1977

Nosferatu, fantôme de la nuit (1979)

Un remake très fidèle du chef d'oeuvre de Murnau. En jouant au minimum sur les effets spéciaux, et au maximum avec son acteur monstre, <em>Klaus Kinski</em>, Herzog parvient à créer une atmosphère en déliquescence d'une force inouïe. Un film avec lequel il aborde son héritage allemand, aussi bien historique qu'artistique. Un chef d'oeuvre qui se redécouvre à chaque vision.Nosferatu, fantôme de la nuit, <em>Werner Herzog</em> - 1979

Ennemi intime (1999)

Un documentaire sur les rapports du cinéaste avec son acteur fétiche et plus fidèle ennemi : <em>Klaus Kinski</em>. Un film qu'on retient pour la complexité du personnage, et le regard parfois tendre, parfois cruel, que porte sur lui Herzog. Un film sur l'ambiguïté et la complexité des relations avec nos plus proches.Ennemi intime, <em>Werner Herzog</em> - 1999

Grizzly Man (2005)

Un documentaire sur Timothy Treadwell, un personnage comme Herzog les aime tant : un illuminé, totalement porté par sa vision du monde et son obsession : ici, vivre avec les grizzlys, en bonne entente. Après la mort de Treadwell, dévoré par ses animaux préférés, Herzog dessine un portrait complexe de l'homme, et interroge ses motivations. Souvent très drôle, mais aussi profondément tragique, ce film développe un ton unique, qui cherche souvent à perturber le spectateur. <em>Grizzly Man</em>, <em>Werner Herzog</em> - 2005

The Wild Blue Yonder (2005)

Une sorte de documentaire de science-fiction. Joueur comme il est, Herzog utilise des images sous-marines des grands fonds, des images de la NASA, et invente une fable futuriste où l'eau devient l'espace. La splendeur visuelle et l'humour du film en font une véritable Ovni. The Wild Blue Yonder, <em>Werner Herzog</em> - 2005

Encounters at the End of the World (2007)

Peut-être son film le plus drôle, et sans doute un des plus passionnant : Herzog part en expédition en Antarctique, et filme une série de portraits d'illuminés sympathiques, qui se sont tous un jour interrogés sur leur place dans notre monde. On sent le cinéaste autant passionné qu'amusé, et le film offre quelques scènes d'anthologie (comme par exemple la scène du pingouin dépressif qui part tout seul dans les montagnes...). <em>Encounters at the End of the World</em>, <em>Werner Herzog</em> - 2005Suivez le fil réalisateur sur le blog cinémaEn images : les tournages mauditsLaurence Reymond