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Mot d'ordre depuis deux jours : surtout ne pas dévoiler le lieu où se produira Justin Bieber sous peine d'annulation du show si une émeute a lieu. Seul indice : un toit de Paris. Lourde responsabilité. "Tu vas où ce soir?" / "Je peux pas te dire. Sur un toit."18h : l'info tombe. Ultra confidentielle. Le toit de la tour Montparnasse nous attend. 210 mètres de haut. Opération commando pour assister au concert ultra privé de Justin Bieber. A 21h, on a semé les fans à 210 mètres en hauteur. De là on ne risque pas de l'entendre.D'ailleurs nous non plus on ne veut pas nous entendre. Les interdits sont énoncés un à un et autant dire que le service d'ordre ne rigole pas. Vue panoramique sur tout Paris, la Tour Eiffel majestueuse derrière la scène, coucher de soleil : on tente de sortir un Iphone de sa poche pour une prise de vue toute parisienne. Grave erreur. "Un texto je veux juste envoyer un texto!!" Non tu ne photographieras point, tu ne filmeras point, ton téléphone tu ne garderas pas dans la main. Tu ne sauteras point sur le plancher pour ne pas perturber les caméras, tu ne crieras point quand Justin Bieber fait son interview. D'ailleurs le jeune garçon nous balance dans le micro après avoir fait des "Lalalalalala" pour tester le son, un grand "Ferme la bouche"... assis sur un canapé rouge en forme de bouche. Ça se voulait être de l'humour et un clin d'oeil en français. Petit vent glacial dans l'assistance. Il fait froid sur les toits de Paris !22h45 : l'heure tourne et on désespère d'entendre Justin Bieber chanter. On l'a vu répéter sa choré avec ses danseurs, en baskets vertes fluo, mais on a hâte d'entendre un "Baby Baby Baby houuuu". Vœu exaucé. Premier titre : le fameux Baby retentit sur les toits de Paname. Justin Bieber, petit ado à qui on a vraiment du mal à donner 18 ans, t-shirt blanc, pantalon blanc cassé, baskets blanches, mitaines noires, surchemise sans manches noire, gigote et chante (accompagné de trois choristes et un DJ en plus des musiciens). Chaque millimètre est calculé, on sent le boulot, la concentration et le professionnalisme malgré une décontraction feinte. L'ado connaît son job.Plus personne n'ose crier "Justiiiiin" ni chanter ni trop bouger. Mais la star assure. Très essoufflé entre chaque tube, il joue la carte de l'authenticité et du travail bien fait. Les petites filles sont en folie. Quelques pancartes avec des coeurs virevoltent. Tiens Hélène Rollès est avec nous. Elle sourit en regardant le show. Il y a quelques années les petites filles du même âge seraient devenues hystériques en la voyant elle. Choc des générations.Never Say Never retentit comme une mise en garde. A la fin du morceau, Justin court soudain partout, file droit vers les vitres (bien nettoyées pour l'occasion) qui entourent le toit de la tour infernale, s'y cogne à pleine figure avant de revenir face au public l'air de rien et de repartir en imitant la mouche "Bzzzz". Il est très exactement 23h12, Justin fait la mouche qui s'étale deux fois contre une vitre. Ce n'est que quelques minutes plus tard que nous comprendrons avec stupeur que seul le deuxième choc était feint.The show must go on, Justin assure avec le sourire son dernier morceau, son dernier single. Il hurle un "I love you" avant de disparaître sous les cris (enfin) du public. La nuit est tombée sur la capitale, Justin a illuminé la Tour Eiffel. Mais c'est sans compter le mini drame qui s'est déroulé sous nos yeux et de manière totalement discrète.Un quart d'heure après, on atteint enfin les ascenseurs pour retoucher terre et revenir à la réalité après cette escapade au 7e ciel beliberien. C'est là qu'on nous stoppe dans notre élan vers la sortie pour laisser passer... une triste scène. Justin Bieber le visage amoché, une bosse et un oeil fermé, soutenu par deux personnes de son staff, au bord du malaise. L'image est saisissante. On ne peut faire plus authentique. Ce soir Justin a brisé la glace, mais que ses fans se rassurent ce jeune showman hors pair est un petit dur à cuire. La preuve le 18 juin prochain sur le site Live@home.Alexandra ApikianFollow @alexandrapikian