D’après Le Figaro, le groupe Canal + qui a racheté D17 en 2012 en même temps que D8 souhaiterait diminuer les contraintes musicales sur la chaîne pour la transformer en mini-généraliste.
La chaîne D17 s’apprêterait-elle à faire un virage à 180 degré dans quelques mois ? À en croire Le Figaro, il se pourrait bien que oui. D’après le quotidien français, le groupe Canal +, qui a racheté cette chaîne musicale à Bolloré en 2012, souhaiterait en effet effectuer des changements de taille dans la grille des programmes de la chaîne. Les dirigeants du groupe souhaiteraient en effet alléger les obligations musicales de D17 pour en faire non plus une chaîne musicale, mais une chaîne de divertissement mini-généraliste.Le groupe Canal + aurait ainsi envoyé une demande au CSA pour assouplir l’obligation de diffuser sur D17 75% de programmation musicale. Le groupe ne serait d'ailleurs pas le seul à avoir eu cette idée puisque M6 aurait en effet effectué la même demande auprès du CSA pour W9 soumise de son côté à une obligation de 50% de programmation musicale.Mais ce projet du groupe Canal + ne plairait pas à tout le monde loin de là. Ses concurrentes verraient en effet d’un mauvais œil de voir débarquer dans le paysage audiovisuel français une nouvelle mini-généraliste. Les chaînes craindraient surtout l’effet Canal +, comprenez les moyens et la force de frappe du groupe qui peut faire grimper sans nul doute les audiences. TF1 aurait d’ores et déjà demandé à être reçu au CSA pour contrer cette demande d’assouplissement des conditions encadrant la programmation de D17.Mais les chaînes françaises ne seraient pas les seules à redouter ce changement de cap. L’industrie musicale, déjà bien touchée par la crise du disque, redouterait de voir disparaitre deux chaînes musicales. Pascal Nègre, le directeur d’Universal Music France aurait ainsi confié au Figaro : "Depuis longtemps, le monde de la musique s'est fait enfumer. Les chaînes musicales comme W9 contournent leurs obligations en diffusant de la musique la nuit ou en journée, quand il n'y a pas de public. Nous proposons d'abandonner les quotas quantitatifs pour des obligations qualitatives. Ces chaînes devraient s'engager à proposer des programmes musicaux innovants régulièrement en avant-soirée, en soirée et en deuxième partie de soirée, aux heures de grande écoute."Pris entre deux feux, le CSA jouerait pour le moment la carte de la prudence en multipliant les auditions avant de dévoiler son état des lieux de la musique sur le petit écran.


Commentaires