Voilà, on y est. L’été est entamé. Juillet a pointé son nez. Le temps des fameuses grandes vacances est arrivé et la tête de chaque parisien se remplit de rêves d’horizons, d’envies d’ailleurs, de projets de départ imminent. La mer, la montagne, la campagne ? Autant de destinations attrayantes dans le but avéré de quitter la ville, prendre congé du quotidien, adopter un autre rythme, en un mot souffler. Libérer son esprit des obligations accumulées, penser autrement à autre chose, se nourrir de nouvelles images, se ressourcer par le voyage. Mais voilà. Partir n’est pas le cas ni le choix de tout le monde et la capitale reste pour beaucoup d’entre nous le décor de nos journées et soirées d’été.Le Festival Paris Quartier d’été est né il y a plus de 20 ans et constitue, pour les amateurs de spectacle vivant et les curieux de tous poils, une véritable mine de propositions de sorties culturelles, une offre artistique exceptionnelle en plein temps mort saisonnier. Un autre moyen de rêver, de voyager, de stimuler imaginaire et pensée. Si la plupart des théâtres parisiens ont fermé leurs portes, certaines salles restent hautement actives et accueillent la quinzaine de spectacles et concerts qui constituent la programmation éclectique du Festival.C’est ainsi que du 14 juillet au 15 août, des lieux aussi divers et dispersés que le Carreau du Temple, le Théâtre de la Cité Internationale, le Théâtre 13, la Dynamo de Banlieues Bleues, l’Opéra Comique, le Centre Culturel Irlandais, le Théâtre Paris Villette, le Théâtre de la Colline mais également le Musée du Quai Branly et bien d’autres espaces en plein air, que ce soit en périphérie (Gennevilliers, Aubervilliers, Nanterre, le Domaine Départemental de Chamarande…) ou à Paris même (Bercy Village, le Parc de Belleville…) verront fleurir des représentations en tous genre (danse, théâtre, musique, cirque) issues du monde entier (France, Japon, Afrique du Sud, Colombie, Corée, Italie, Hawaï).Parmi les artistes invités cette année, l’immense Pierre Henry, un habitué de longue date du Festival. Le compositeur offrira un concert électroacoustique comme il en a le secret et le talent dans l’enceinte exceptionnelle du Carreau du Temple, récemment rénové. Côté danse, la Via Katlehong Dance nous plonge en rythme et en musique au cœur des townships sud-africains et raconte en particulier l’histoire du mythique quartier de Sophiatown tandis que la danseuse Kaori Ito s’associe au comédien-chanteur Olivier Martin-Salvan pour nous offrir une gourmandise singulière intitulée Religieuse à la fraise et que la chorégraphe Myriam Gourfink fait danser la trapéziste Clémence Coconnier dans une toile d’araignée suspendue dans les airs. Côté cirque, Chloé Moglia (en résidence cette année au 104) défie la pesanteur avec grâce tandis que la Compagnie franco-catalane Baro d’evel cirk mélange les disciplines dans une liberté réjouissante. Parmi les spectacles atypiques et étonnants, on note la présence de la coréenne Eun-Me Ahn, surnommée la "Pina Bausch de Séoul", découverte l’an dernier et qui revient avec un nouveau spectacle, Dancing Grandmothers dans lequel des grands-mères coréennes se mêlent sur scène aux danseurs contemporains de la compagnie pour un mélange détonnant de tradition et de modernité, de folklore et d’électro. Autre surprise, une vraie de vraie, un spectacle secret présenté à l’Opéra Comique et dont l’identité ne vous sera dévoilée qu’avant le début de la représentation. Avis aux aventuriers ! Par Marie PlantinPhoto : Via Sophiatown par la Via Katlehong Dance







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