Nom de naissance Montebourg
Avis

Biographie

Elu député de Saône et Loire en 1997 à 35 ans, Arnaud Montebourg fait partie de la relève agitée du parti socialiste. L'avocat diplômé de science politique a publié La machine à trahir, un livre qui torpille la Ve République, son régime présidentiel et le rôle inexistant du Parlement. Soutenu du bout des lèvres par les éléphants (qui savent tous que le meilleur exemple des dérives autocratiques de la Ve est un certain... François Mitterrand), Montebourg réclame haut et fort le droit à l'inventaire. Et agace : entre 2001 et 2003, il reçoit même plusieurs menaces de mort. A la même époque, il crée le Nouveau Parti socialiste et s'impose au Congrès de Dijon (2003) comme l'un des chefs de file de la nouvelle garde avec Vincent Peillon. Redresseur de torts plutôt énergique, Montebourg veut alors traîner jacques chirac devant la Haute Cour de justice, force Alain Juppé à déménager d'un logement à bas prix et aide à la réhabilitation de Christine Villemin. Dans le même genre, il sera l'un des seuls à clamer ouvertement l'exclusion de Georges Frêche du PS en Février 2006.Elu député, il anime la mission parlementaire sur le blanchiment d'argent en Europe. "Noniste" discret pendant le referendum européen, il croit au soutien de Henri Emmanuelli qui le lâche pour rejoindre la direction du PS. Pour faire exister ses idées, Arnaud court les émissions de télé quitte à parler cul avec thierry ardisson ou à écouter aboyer marc-olivier fogiel. En janvier 2006, au Grand Journal de michel denisot, Arnaud craque en plein milieu d'une interview débile pendant laquelle un mime imite ses pensées dans son dos. Depuis, il a juré qu'on ne l'y reprendrait plus et exige désormais des espaces de débat politique dans les télévisions publiques et privées. Malheureusement, la télévision lui vaudra encore quelques déboires : sur le même plateau du Grand Journal, un an plus tard, Arnaud estime que le seul défaut de Ségolène Royal (la candidate socialiste dont il est le porte-parole pour l'élection présidentielle) "c'est son compagnon", c'est à dire François Hollande. Le premier secrétaire du PS apprécie peu cette tentative d'humour et Ségolène Royal suspend son collaborateur pendant un mois.Après une fin de présidentielle difficile et la défaite de Ségolène Royal, le député de Saône et Loire doit conserver sa circonscription sous peine de tout perdre. Après s'être fait devancer de 1400 voix par le jeune UMP Arnaud Danjean, il s'en sort au second et l'emporte de quelques centaines de voix. En 2008, il décide de se présenter à l'élection cantonale. Il est élu dès le premier tour dans le canton de Montret. Il cesse donc de respecter sa politique du mandat unique qu'il défendait pourtant avec ferveur. Le 12 mai 2009, il s'inscrit encore en rupture choisissant de s'abstenir lors du vote solennel du projet de Loi Hadopi à l'assemblée nationale, contrairement à la plupart de ses collègues du PS. Une prise de position qui lui vaudra des remontrances au sein du parti, et confirmera une fois de plus son surnom de "trublion du PS" qu'il semble vouloir entretenir.Arnaud Montebourg se démarque donc par la virulence générale de ses propos envers ses adversaires politiques, et plus généralement ceux qu'il ne porte pas dans son coeur. Rachida Dati, régulièrement dans sa ligne de mire, en aura fait les frais plusieurs fois (à l'Assemblée ou par micros interposés), ainsi que Bernard Kouchner (qui, selon lui, ne joue "qu'un tout petit rôle de figurant" au gouvernement), Jean-Cristophe Cambadélis et, évidemment, François Hollande. Arnaud Montebourg occupe aujourd'hui les fonctions de député (Saône et Loire) et de conseiller général.  2012 ? A la fin du mois de novembre 2010, Arnaud Montebourg présente sa candidature aux primaires socialistes, qui se dérouleront fin 2011. Il esquisse son programme dans un livre : Des idées et des rêves. Là, il présente 100 propositions inspirées par le désir d'innover et d'anticiper dans des domaines trop souvent inexplorés: étendre un nouveau modèle de capitalisme coopératif, mettre la finance au service du bien commun, assurer la mutation écologique de nos modes de vie, organiser le renouveau productif de la France, atténuer les conséquences de la dette, favoriser la démondialisation des économies, réorienter l'Union européenne, lutter contre la ségrégation territoriale, reconnaître et promouvoir la diversité, organiser une politique d'immigration juste et profitable pour tous, établir la VIe République. Parcours politique Depuis 1997 : député de Saône-et-Loire (6e circonscription)2002 : réélu député de Saône-et-Loire (6e circonscription)2007 : réélu député de Saône-et-Loire (6e circonscription)2008 : élu conseiller général de Saône-et-Loire, canton de Montret, au premier tour.2008 : élu Président du Conseil Général de Saône-et-Loire.