Synopsis
Marty Mauser, un jeune homme à l’ambition démesurée, est prêt à tout pour réaliser son rêve et prouver au monde entier que rien ne lui est impossible.
| Titre original | Marty Supreme |
|---|---|
| Date de sortie | 18 février 2026 |
| Durée | 149 mn |
| Réalisé par | Josh Safdie |
| Avec | Timothée Chalamet , Gwyneth Paltrow |
| Scénariste(s) | Josh Safdie |
| Distributeur | Metropolitan Film Export |
| Année de production | 2025 |
| Pays de production | Etats-Unis |
| Genre | Biopic |
| Couleur | Couleur |
Marty Mauser, un jeune homme à l’ambition démesurée, est prêt à tout pour réaliser son rêve et prouver au monde entier que rien ne lui est impossible.
Il y a un an, dans Un Parfait Inconnu, Timothée Chalamet jouait le rôle d’un jeune type excentrique qui débarque à New York pour voir jusqu’où peuvent le mener ses rêves de gloire. La jeunesse, la Grosse Pomme, l’ambition : il y a pas mal de parallèles à tracer entre le biopic de Bob Dylan et ce Marty Supreme que Josh Safdie (moitié des frères Safdie opérant désormais en solo) a confectionné sur mesure pour Chalamet. L’action se déroule cette fois-ci en 1952, mais il est à nouveau question d’un gars surdoué, Marty Mauser, prêt à bouffer la vie à pleines dents. Son arme n’est plus une guitare, mais une raquette de ping-pong. Marty voit grand, il a un égo démesuré et un bagout dément, il veut triompher, séduire les femmes, rendre populaire le tennis de table (alors considéré comme un hobby un peu déviant), quitte pour ce faire à repeindre en orange les balles de ping-pong du monde entier. Au fond de lui, il pense être « forever young », « jeune pour toujours », comme le dit la chanson d’Alphaville plaquée sur le générique d’intro, comme le disait aussi, tiens, tiens, un morceau homonyme de Bob Dylan, et comme semble l’être Timothée Chalamet lui-même, acteur qui a décidé de jouer, à l’écran comme sur les tapis rouges, de la fascination que provoque son énergie juvénile et son immaturité crâneuse. Marty est son rôle-miroir ultime, l’occasion d’une prestation époustouflante, où l’acteur insuffle son tempo fébrile au film entier, dans la lignée des grandes interprétations de jeunesse de Dustin Hoffman ou Pacino.
Immense film d’acteur, Marty Supreme est aussi éminemment safdiesque, son réalisateur y redéployant son art du chaos à la Cassavetes et des odyssées existentielles menées pied à plancher (façon Good Time et Uncut Gems), zébrées de touches dissonantes, comme ce choix d’utiliser des hits et sonorités 80s en bande-son d’une reconstitution 50s grand style, orchestrée par le légendaire chef décorateur Jack Fisk (collaborateur de Malick, Lynch et PTA). Dissonante aussi est la manière dont cette fable sur l’obsession de la gagne et des sunlights est bornée par les ténèbres. La photo de Darius Khondji cerne d’ombres les différents mondes que traverse Marty : communauté juive new-yorkaise du Lower East Side qui se reconstruit dans l’hébétude traumatique de l’après-Seconde Guerre mondiale, arrière-salles enfumées donnant aux clubs de pongistes amateurs des airs de sociétés secrètes, oligarchie vampirique dirigée par des hommes d’affaires dont les fils ne sont pas revenus des combats…
Comment survivre dans cet univers fracassé ? En (se) racontant des histoires. Tout le monde ment, arnaque, affabule, dans cette ronde de beaux parleurs, de parieurs, d’actrices sur le retour (Gwyneth Paltrow en diva fanée), de mamans qui feignent d’être souffrantes pour rappeler leur fils à leur chevet, de compétitions sportives scénarisées… Le film lui-même fonctionne sur un principe d’esbroufe aguicheuse, alternant les séquences au suspense fou relevant du pur film de sport (Marty gagnera-t-il le match ?) et les péripéties azimutées, constamment inventives, portées par un casting fantasque qui mêle le musicien Tyler the Creator, le cinéaste Abel Ferrara et la nounou d’enfer Fran Drescher. A la fin, au bout de son roman d’apprentissage, Marty comprendra qu’il doit arrêter de jouer la comédie. On pourra ergoter sur le caractère un peu forcé de la résolution du film. Mais les 2h30 qui précédent sont d’une séduction irrésistible. Et le plaisir qu’elles procurent, vraiment suprême.
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