Titre original Avatar : Fire and Ash
Date de sortie 17 décembre 2025
Durée 197 mn
Réalisé par James Cameron
Avec Zoe Saldaña , Sigourney Weaver , Oona Chaplin
Scénariste(s) James Cameron, Rick Jaffa, Shane Salerno, Amanda Silver
Distributeur Walt Disney Company France
Année de production 2025
Pays de production Etats-Unis
Genre Film d'action
Couleur Couleur

Synopsis

Troisième volet de la franchise Avatar.

Critiques de Avatar : De Feu et de Cendres

  1. Première
    par Gael Golhen

    Seize ans après la révélation du premier volet et trois ans après l’immersion azur de La Voie de l’eau, James Cameron rallume les braises de son opéra panthéiste avec Avatar 3 : De Feu et de Cendres, troisième mouvement d’une saga désormais installée, tournée en avance et pensée comme une arche narrative géante. On retourne donc sur Pandora, non plus émerveillés mais familiers, comme on revient dans un lieu laissé derrière soi. Première évidence : ici, Pandora ne se découvre plus - elle se retrouve.

    Car si Cameron continue de sculpter des images d’une précision toujours hallucinante, l’« effet waouh » technologique, celui qu’on attendait par réflexe, n’est plus au rendez-vous. Pas de déflagration comparable au choc de la 3D en 2009 ni de prouesse équivalente aux tournages en apnée de 2022 ; seulement la démonstration tranquille d’un cinéaste qui maîtrise un langage qu’il a lui-même inventé. Il nous l’avait confié en interview : James Cameron n’a « pas vocation à révolutionner le médium à chaque film ». Il faut désormais voir Avatar non comme une suite d’exploits techniques, mais comme la continuité logique d’un monde en expansion. Le paradoxe, c’est que cette “sérénité” met en lumière des failles plus visibles qu’auparavant. Pourquoi la famille Sully embarque-t-elle avec Spider au début du film, alors que La Voie de l’eau en faisait une bombe à retardement ? Pourquoi Quaritch semble-t-il repartir en quête de la tribu maritime alors qu’il en avait déjà foulé le rivage ? Ces incohérences (et bien d’autres) ne sabotent rien, mais elles fissurent l’ensemble, donnant parfois l’impression d’un récit trop soumis aux impératifs feuilletonnants d’une franchise devenue plus lourde que son souffle.

    Plus persistante encore, la sensation de répétition : Avatar 3 rejoue, presque à l’identique, la structure du deuxième film - fuite, apprentissage, tensions intertribales, menace humaine, confrontation finale - comme si Cameron revisitait sa partition sans oser en modifier les motifs. On reconnaît chaque mouvement, chaque montée dramatique, et on commence à anticiper des séquences auparavant imprévisibles. Pandora n’est plus une énigme : c’est un territoire maîtrisé.

    Reste pourtant, chez Cameron, un instinct de conteur qui empêche l’ensemble de sombrer dans la pure autorépétition. La trajectoire des enfants Sully, la fragilité de Neytiri, l’intensité de Varang, la nouvelle antagoniste, donnent au film une vibration intime inattendue. Cameron continue de penser son blockbuster comme un mélodrame familial géant, où la transmission, plus que le spectaculaire, dicte l’élan du récit. Certaines scènes - visions de Kiri, les rares séquences avec le peuple de la cendre - atteignent une intensité mystique, rappelant que Pandora demeure un territoire émotionnel avant d’être un décor. Et même si la chair technologique surprend moins, le film déroule une succession de tableaux puissants : paysages qui semblent respirer, fuite dans la jungle, cérémonies nocturnes d’une beauté fragile, affrontements à la fluidité chorégraphique. Cameron n’invente plus la forme ; il la perfectionne.

    Alors, Avatar 3 est-il un rendez-vous manqué ? Par instants, oui. Mais il demeure aussi l’œuvre d’un cinéaste qui refuse la reddition et préfère approfondir son monde plutôt que le réinventer. Cameron ne cherche plus à révolutionner Pandora : il veut l’habiter. Et malgré les redites, malgré l’absence de choc technologique, on se surprend encore, lorsque les dernières images s’évanouissent, à attendre la suite. Comme si, dans la braise encore chaude de De Feu et de Cendres, brûlait encore la promesse d’un mythe qui n’a pas tout dit. Et peut-être, paradoxalement, qu’une forme de nouveauté se glisse là, discrète : l’apparition, par endroits, d’un certain ennui, ce frisson inattendu qui rappelle qu’un univers, même monumental, peut s’user - et qu’il revient à Cameron d’en retrouver l’éclat fragile de l’inconnu.

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