Après son élimination de Masterchef, jugée injustifiée par beaucoup de fans de l’émission, Virginie revient sur sa participation au concours de cuisine de TF1 et la polémique qui a suivi son éviction du programme.

Comment avez-vous vécu votre participation à Masterchef 4 ?Virginie : Avant de voir les images, j’étais ravie. Je suis allée jusqu’au bout des choses, j’ai travaillé à fond. Après, quand j’ai vu le résultat… C’est une émission de télévision : le travail proposé pendant une semaine est résumé en 2h30 et on propose au public les choses les plus croustillantes, mais ce n’est pas forcément le plus représentatif.Ca a été frustrant ?Oui, c’est frustrant. Dans les deux premiers épisodes, on ne me voit pratiquement pas. Pour l’épreuve en relais, on ne me voit que passer un coup de chiffon alors que j’ai fait la moitié de la recette ! C’est comme la remarque du chef Anton, qui a pour but de me faire réagir…Vous faites référence à sa remarque vous reprochant de proposer une "cuisine de maman"…Dans cette épreuve, j’avais traité pas mal de légumes, et je n’avais plus de place sur mes plaques. J’ai donc cuit les pommes de terre avec les courgettes, et Frédéric Anton m’a fait une remarque. Je n’ai jamais eu l’impression de faire une cuisine de maman ! Et même, ce ne serait pas grave, ça fait partie de notre éducation.Dans l’épisode de vendredi, on voit aussi qu’il y a eu des tensions entre Christophe et vous. Comment ça s’est passé ?On a voulu montrer ce clash, que d’ailleurs je n’ai pas ressenti comme tel. Dans les images diffusées, on voit que je ne réponds pas à Christophe, que je prends les choses en main, mais il faut savoir que j’avais senti Christophe perdre pied ! Quand je ne lui réponds pas, c’est parce que cela faisait déjà 15 fois que je lui disais quoi faire, et à ce moment-là je faisais le travail que lui était censé faire. Je me suis focalisée sur ma recette, sinon on coulait.Sur Internet, les fans de l’émission trouvent que votre élimination est injuste. D’après eux, en ne respectant pas les consignes, Christophe aurait dû être éliminé. Qu’en dites-vous ?Ah ! J’ai peur qu’en répondant, ce soit mal interprété… J’ai fait ma cuisine en y mettant tout mon cœur. Mais un conseil : regardez sur le site de TF1 le détail de nos recettes, regardez le travail fait sur les carrés d’agneau. On nous a donné une consigne : que la viande puisse être tranchée facilement et posée sur l’assiette… Si dans un restaurant, un commis ne respecte pas les instructions d’un chef, il sera félicité ou rappelé à l’ordre ?Vous répondez à la question, là !Tout ce que je veux dire, c’est que quand le jury goûte, je n’ai pas eu de remarques négatives. C’était parfaitement assaisonné, mais la cuisson n’était pas parfaite. C’était cru à l’intérieur et rosé à l’extérieur. Celle de Christophe était entièrement crue… Quand le verdict a été annoncé, ça m’a fait quelque chose. J’ai eu le sentiment que ce n’était pas juste, et c’est ce que j’ai aussi pu lire sur Internet. Mais Christophe "mange" beaucoup ces derniers temps, dans les commentaires que je lis sur lui (les internautes raillent sa manie de s'auto-congratuler, ndlr). Les jugements peuvent faire mal. On n’est rien d’autre que des êtres humains… Avec Christophe, nous avons passé de bons moments, nous ne nous sommes jamais disputés.Vous avez pu en parler après avec les jurés ?Yves Camdeborde est venu me voir. Nous avons discuté longuement. Il m’a dit de m’accrocher. On ne joue pas sa vie sur un concours. Finalement, Masterchef aura été très positif, car il m’a permis de m’exprimer, c’est une corde de plus à mon arc.Que comptez-vous faire désormais ?Depuis la fin du tournage, j’ai remporté deux concours et je suis arrivée en finale d’un concours national. Petit à petit je m’arme pour l’avenir. Ce qui me rend heureuse, c’est ma passion et ma famille. Il faut que j’arrive à associer les deux. Il y a 6 ans, j’ai eu un grave accident. Alors je prends les moments de bonheur où ils sont. C’est juste dommage que je n’aie pas pu prouver plus, mais dans l’ensemble c’était intéressant.Propos recueillis par Christelle Devesa Follow @chrisdevesa