La saison 2 de la série portée par Claire Danes et Damian Lewis s'est achevée hier soir sur Showtime sur un cliffhanger retentissant. Est-ce le début de la fin pour Homeland ? Ou au contraire l'occasion d'un nouveau départ ? Review (attention spoilers).
D’ores et déjà renouvelée, la série Homeland aura connu une saison 2 plus que mitigée. Première certitude au terme d'un épisode final plus long que la moyenne : Brody court toujours. On se demandait (et les scénaristes jouent sans cesse avec cette ambiguïté durant cette dernière heure) si le sergent allait y passer à la fin de la saison. Il n'en sera rien.Épargné par Quinn qui récuse les ordres de David Estès, il prend la tangente en fin d'épisode, aidé par une Carrie désespérément amoureuse. Une raison à cela : quelques heures plus tôt, une bombe dissimulée dans la voiture de Brody aura décimé près de 200 personnes rassemblées aux obsèques du vice-président. Et Brody est désormais l'homme le plus recherché du monde depuis que sa confession filmée en saison 1 a été divulguée et diffusée par toutes les chaînes télé. Une révélation choc pour un final que l'on aurait bien vu la saison précédente. Elle sonne ici comme une alternative réchauffée et qui n'a plus du tout le même impact, Carrie ayant tissé depuis une relation fusionnelle avec celui qu'elle avait juré de confondre. On aime ou pas : désormais, la saison 3 tease un « Carrie et Brody unis contre le reste du monde » : une love story contrainte dopée aux cliffhangers à tiroirs.Chassez le naturel, il revient au galop ? En lançant Homeland, Howard Gordon, devenu showrunner de la série 24 depuis sa sixième saison, devait produire le contraire des aventures de Jack Bauer. Un thriller psychologique basé sur ses personnages antinomiques et borderline. Une ligne de fond que sa première saison aura parfaitement tenue, cintrée sur un principe simple et efficace : la surveillance de Nicholas Brody, héros de guerre catalogué comme terroriste en puissance par l'héroïne, Carrie Mathison, brillante analyste mais névrosée. Un dispositif et des fêlures passés à la trappe, comme toute l'ambiguïté qui entourait les deux personnages. Après un épisode 5 de haute tenue, la série aura basculé en libérant Brody. L'héritage « Gordon » refait surface (sous-intrigues et effets de manche à la 24), dans une saison parasitée par une love story trop présente. L'apparition d'un nouveau groupuscule terroriste pourrait pourtant recentrer la série sur ce qui faisait son identité.Qu'avez-vous pensé de cette saison et de ce revirement ? Allez-vous continuer à regarder Homeland la saison prochaine ?


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