L’emprisonnement de Baader et ses compagnons entraîna la création de nouveaux groupes, essentiellement des sympathisants, qui fut rapidement nommée seconde génération de la R.A.F. Elle se fit connaître en février 1975, quelques temps avant que le procès de la Bande à Baader ne débute. Lorsque le Mouvement du 2 juin kidnappa Peter Lorenz, candidat à la mairie de Berlin pour demander la libération des membres d’autres commandos de la R.A.F, eux aussi incarcérés. Puis en avril de la même année, avec la prise d’otage de l’ambassade d’Allemagne à Stockholm et l’assassinat de Sigfried Buback, le procureur fédéral. Juste avant le procès, le gouvernement réforma le code de procédure criminelle afin que des avocats soupçonnées de mettre en liaison la fraction originelle et les nouveaux commandos puissent être révoqués.Anne Steiner : « Après l’arrestation de la première R.A.F, des comités de soutien sont animés par des avocats mais aussi par Secours rouge et Secours noir, des organisations étudiantes allemandes. Au départ dans un but humanitaire, mais peu à peu, ils vont s’identifier à la ligne politique de la R.A.F et devenir un vivier pour cette seconde génération faite de personnes rapidement déconnectées des buts de l’extrême-gauche d’alors (lutte contre le nucléaire ou l’installation de missiles Pershing) ».Le film : Vue par Edel, cette seconde génération est le début de la fin, montrant sans équivoque la vanité d’une lutte désormais plus anarchique qu’anarchiste.







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