"C’était un acteur né. Son lien avec cet art, sa compréhension et son don phénoménal resteront à jamais."
La mort de Robert Duvall, icône du cinéma américain, à 95 ans, a déclenché une vague d’hommages venue de toute l’industrie.
L’acteur oscarisé, inoubliable dans Le Parrain (1972), Le Parrain, 2e partie (1974), Apocalypse Now (1979) et Tendre Bonheur (1983), s’est éteint dimanche soir à son domicile de Middleburg, en Virginie. L’annonce a été faite par son épouse, Luciana Duvall.
Dans la foulée de cette annonce, ses partenaires de jeu n'ont pas manqué d'honorer sa mémoire.
Dans un communiqué à Associated Press, Al Pacino a salué "l’honneur d’avoir travaillé avec Robert Duvall. C’était un acteur né, comme on dit. Son lien avec cet art, sa compréhension et son don phénoménal resteront à jamais. Il va me manquer."
Robert De Niro, lui, a livré un hommage bref et poignant : "Que Dieu bénisse Bobby. J’espère vivre jusqu’à 95 ans. Qu’il repose en paix."
D’autres voix se sont jointes à ces adieux.
Jamie Lee Curtis a écrit : "Le plus grand consigliere que l’écran ait jamais vu. Bravo, Robert Duvall."
Michael Keaton, qui avait partagé l’affiche avec lui dans Le Journal (1994), se souvenait d’un ami :
"Encore un ami qui s’en va. On a joué ensemble et on est devenus proches. On a passé un après-midi formidable sur mon porche à parler de chevaux. Il incarnait la grandeur comme acteur."
Viola Davis, qui a joué avec lui dans Les Veuves, en 2018, a salué sa puissance unique : "J’étais émerveillée. Je l’ai toujours été devant tes incarnations monumentales d’hommes à la fois silencieux et dominants dans leur humanité. Tu étais un géant… une icône… Apocalypse Now, Le Parrain, Du silence et des ombres, Tendre Bonheur, Le Prédicateur, Lonesome Dove… La grandeur ne meurt jamais. Elle reste… comme un cadeau. Reposez en paix, monsieur. Votre nom sera prononcé… Que des chœurs d’anges vous accompagnent."
Autre hommage, celui de Walton Goggins, qui avait croisé la route de Duvall sur Le Prédicateur (1997) : "La lumière céleste vient de perdre son éclat… Pour moi en tout cas. Bobby Duvall, le plus grand conteur de tous les temps, vient de nous quitter. C’était mon ami. Mon mentor. Ces photos sont avec moi depuis 30 ans, prises sur le tournage du film qu’il avait écrit et réalisé. J’avais 24 ans. Le privilège de travailler avec cet homme, de le connaître, reste l’expérience la plus importante de ma vie. Il était mon étoile polaire, mon héros."
Alec Baldwin a lui aussi salué la mémoire de Robert Duvall dans une vidéo publiée en ligne, revenant sur l’impact immense du comédien sur son propre amour du cinéma. Il y évoque sa toute première apparition à l’écran, dans Du silence et des ombres, où Duvall incarnait Boo Radley sans prononcer un seul mot. "Il vous brise complètement. Chaque fois que je revois ce film, ses scènes sont tellement saisissantes," confie Baldwin, admiratif, avant d’ajouter que l’acteur se situe "là-haut, parmi les plus grands."
Enfin, Stephen King a choisi la sobriété en citant l’une des répliques les plus mythiques de sa carrière, tirée d’Apocalypse Now : "J’adore l’odeur du napalm au petit matin !" avant de conclure simplement : "Repose en paix Robert Duvall."
"I love the smell of napalm in the morning!"
— Stephen King (@StephenKing) February 16, 2026
RIP Robert Duvall







Commentaires