Dans la course aux Oscars avec Blue Moon, l’acteur évoque sa relation avec Richard Linklater et clame son amour de la France et du cinéma français.
Ethan Hawke et Richard Linklater ont fait à nouveau équipe pour Blue Moon, un biopic sur les derniers jours du parolier américain Lorenz Hart, dans les coulisses de la première triomphale d’une comédie musicale signée par son ancien partenaire Richard Rodgers (Andrew Scott), en 1943. Margaret Qualley et Bobby Cannavale complètent le casting.
Après sa présentation au Festival de Berlin, le film a permis à Ethan Hawke de décrocher une nomination aux Golden Globes et, selon Variety, il pourrait même créer la surprise aux Oscars 2026 face à Leonardo DiCaprio ou Timothée Chalamet dans la catégorie meilleur acteur.
Blue Moon ne bénéficiera pas d’une sortie au cinéma en France, où il sera disponible directement en VOD ce lundi 19 janvier.
"Blue Moon est étroitement lié à ma relation et à mon travail avec Richard Linklater. C’est une grande partie de ma vie", confie l’acteur à nos confrères du Film Français.
"Nous travaillons ensemble 30 ans, notre amitié est solide. Nous nous connaissons tellement bien. On m’a fait la réflexion sur la quantité de dialogues qu’il y a dans Blue Moon, et je rappelle toujours qu’il y en avait autant dans Before Sunrise. Richard est l’un des rares cinéastes qui utilise le langage comme un outil essentiel pour le cinéma, et j’adore les mots. Sur ce plan, nous nous entendons très bien. Les films que nous avons faits ensemble n’ont jamais été pour moi comme du travail, mais plutôt comme des extensions de notre amitié."
Au cours de cet entretien, l’acteur explique qu’il essaye de ne pas se prendre la tête avec la course aux Oscars, et revient aussi sur son lien étroit avec la France, dévoilant son rêve de tourner "dans un film français avec un réalisateur et un casting français" après avoir déjà fait plusieurs films à Paris, mais avec des cinéastes étrangers.
"Quand j’étais jeune, j’ai écrit mon premier roman dans une chambre d’hôtel du VIe arrondissement de Paris. J’ai une vision très romantique de la France. A Paris, j’ai fait La femme du Vème avec Pawel Pawlikowski, et Before Sunset, et La vérité de Kore-eda. Je suis un Américain à la façon d’Hemingway : Paris est un lieu où être si on veut se sentir libre. J’aimerais tellement jouer dans un film français avec un réalisateur et un casting français. Je vais vous confier un secret : un peu après la sortie du Cercle des poètes disparus, je suis allé à Paris, et je me suis rendu sur la tombe de François Truffaut. Je lui avais écrit une longue lettre où je lui demandais sa bénédiction. J’ai enterré cette lettre sous l’herbe, tout près de la tombe. A l’époque, il n’y avait pas mieux que Truffaut dans le cinéma."







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