DR

Selon le Figaro.fr, vingt-neuf théâtres privés parisiens auraient décidé de s'exclure volontairement de la liste des participants à la prochaine édition de la Cérémonie des Molières. La raison ? "Son concept dépassé" auraient estimé plusieurs directeurs de théâtre.  Les Molières récompensent chaque année les professionnels du théâtre et certains directeurs de théâtres privés parisiens souhaitent en effet "tourner la page" par rapport à cette institution, ajoutant n'accorder "aucun crédit à l'organisation actuelle pour mener à bien [s]a refondation" : "Nous assistons aujourd'hui à ce paradoxe qu'un événement censé promouvoir le théâtre perd peu à peu de son attractivité auprès des téléspectateurs et du public et dessert presque la cause qu'il est censé servir". Le constat est dur, lucide mais pas sans espoir puisque selon eux, c'est le concept global qui est à revoir, pas forcément le rituel de la remise des prix. Dans un appel remis à l'Association des Molières, à France 2 ainsi qu'au Ministère de la Culture, ils précisent "qu'ils ne présenteront pas leurs spectacles dans le catalogue 2012 des Molières et déclineront toute proposition de concourir à la prochaine édition". Selon le Monde.fr, parmi les signataires de l'appel figurent le Théâtre Marigny (dirigé par Pierre Lescure), le Théâtre Edouard-VII (dirigé par Bernard Murat), et le Théâtre de la Porte Saint-Martin (dirigé par Jean-Claude Camus). Comment va réagir l'association ? Un feuilleton théâtral en plusieurs actes s'annonce...Le Ministre de la Culture Frédéric Mitterrand vient de prendre les devants en s'apprêtant à recevoir les directeurs signataires du boycott afin d'être à l'écoute de leurs doléances et de tenter de les faire revenir sur leur décision. L'ex-président des Molières, Pierre Lescure, actuel directeur du Théâtre Marigny fait partie des "mécontents". Il avait d'ailleurs démissionné de la présidence de l'association en juillet dernier, s'estimant désavoué et émettant le souhait que les Molières se concentrent d'abord sur le théâtre et "non sur des querelles de personnes ou de pouvoir, et de procédures qui n'ont pas lieu d'être". A bon entendeur...