Méchantes au cinéma
La plus méchante de toutes : La Reine dans Blanche neige (1937)
La Reine de <em>Blanche-Neige</em>, ou l'origine du mal féminin au cinéma, en tout cas un de ses summums de cruauté. Magie de <em>Walt Disney</em>, l'horreur pure disparaît dans le miracle de l'animation, mais réapparaît sous les traits durs et implacables de la Reine.Voir aussi : Les femmes dans les films d'horreur Les femmes fatales au cinéma
L'originale : La Comtesse Bathory (Les Lèvres Rouges)
<em>Delphine Seyrig</em> dans Les Lèvres Rouges de <em>Harry Kumel</em> (1971).L'interprétation de référence pour le personnage titre du film de <em>Julie Delpy</em>. Delphine Seyrig, magistrale comme toujours, campe une comtesse sanguinaire et sensuelle, accompagnée de sa suivante toute en nuances saphiques. Un monument peu connu dans le genre du film de vampire.Voir aussi : Les femmes dans les films d'horreur Les femmes fatales au cinéma
La fan : Annie Wilkes (Misery)
<em>Kathy Bates</em> dans <em>Misery</em> de <em>Rob Reiner</em> (1990).Elle a terrifié toute une génération de fan des films d'horreur. Dans cette adaptation de <em>Stephen King</em>, il fallait bien la carrure et la banalité apparente de Kathy Bates pour faire de Annie Wilkes ce monstre - aussi fantastique que proche de nous.Voir aussi : Les femmes dans les films d'horreur Les femmes fatales au cinéma
La folle furieuse : Caroline (Répulsion)
<em>Catherine Deneuve</em> dans <em>Répulsion</em> - <em>Roman Polanski</em> (1965).Si belle, si froide, si folle : Catherine Deneuve dans son rôle le plus tordu, celui d'une jeune femme esseulée dont l'esprit commence à lui jouer des tours. Terrifiante, le mot est faible.Voir aussi : Les femmes dans les films d'horreur Les femmes fatales au cinéma
La garce aristocrate : Madame de Merteuil / La chaude brûlante : Alex Forrest
<em>Glenn Close</em> dans <em>Les liaisons dangereuses</em> de <em>Stephen Frears</em> (1988) et dans <em>Liaison Fatale</em> de <em>Adrian Lyne</em> (1987).Glenn Close, l'éternelle et idéale salope : beauté sauvage et violence qui ne demande qu'à jaillir. En deux rôles, elle se forge une image inédite dans l'histoire du cinéma : celui de la femme qui fait peur aux hommes. Il faudra attendre la bien moins talentueuse <em>Sharon Stone</em> pour lui ravir le titre. Et encore...Voir aussi : Les femmes dans les films d'horreur Les femmes fatales au cinéma
La plus sadique : Jane Hudson (Qu'est-il arrivé à Baby Jane ?)
<em>Bette Davis</em> dans <em>Qu'est-il arrivé à Baby Jane ?</em> de <em>Robert Aldrich</em> (1962).Le visage de Bette Davis, couvert de poudre, déformé, tordu de douleur et de rage : c'est la vision d'horreur qui domine ce très beau film de Robert Aldrich, drame terrifiant sur les relations victime/bourreau entre deux soeurs, actrices hollywoodiennes. Voir aussi : Les femmes dans les films d'horreur Les femmes fatales au cinéma
La plus sauvage : Varla (Faster Pussycat ! Kill ! Kill !)
<em>Tura Satana</em> dans <em>Faster pussycat ! Kill ! Kill !</em> de <em>Russ Meyer </em>(1965).Girrrrrl power ! Elle est méchante avec les hommes, mais ils l'ont bien cherché. Faster pussycat ! Kill ! Kill !, ou le féminisme militant réinventé par un homme, Russ Meyer, idolâtre de la surcroissance mammaire. Rien que ça.Voir aussi : Les femmes dans les films d'horreur Les femmes fatales au cinéma
La plus pointue : Yamasaki Asami (Audition)
<em>Eihi Shiina</em> dans <em>Audition</em> de <em>Takashii Miike</em> (2002).Aïe, ouïe, aïe ! c'est ce que les spectateurs ne cessent de ressentir à la vision de ce douloureux mélodrame ultra sanglant de Takashi Miike. La torture physique n'étant pas l'apanage de l'homme.Voir aussi : Les femmes dans les films d'horreur Les femmes fatales au cinéma
La plus drôle : Beverly (Serial Mother)
<em>Kathleen Turner</em> dans <em>Serial mother</em> de <em>John Waters</em> (1994).Parce qu'une bonne mère américaine ferait tout, vraiment tout, pour protéger et assurer le bonheur de sa famille, John Waters nous offre un portrait de Serial Mother folle à lier et pourtant tellement drôle. Kathleen Turner dans un de ses meilleurs rôles. Voir aussi : Les femmes dans les films d'horreur Les femmes fatales au cinéma Laurence Reymond
Alors que Julie Delpy plonge avec son nouveau film (La Comtesse) au coeur du mythe de la Comtesse Bathory, personnage historique qui faisait trucider de jeunes vierges pour se baigner dans leur sang, et symbole d'un vampirisme féminin, retrouvons une série de personnages féminins atrocement féroces.







Commentaires