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A ce jour, Benjamin Button compte plus de soixante-dix rôles parlants. Donc pas que des figurants. Fincher a visiblement soigné son casting de seconds rôles, en allant chercher des têtes familières, qui accompagnent depuis longtemps les cinéphiles au point de faire partie de leur mémoire collective (Elias Koteas, présence récurrente chez Egoyan ou Cronenberg, Jason Flemyng, trogne british qui passe en souplesse de marlou au petit bras chez Guy Ritchie au Jekyll de La ligue des gentlemen extraordinaires, Julia Ormond, vue chez Mikhalkov comme chez Lynch). Une distribution garantissant qu’il n’y aura pas de refusés dans Benjamin Button : le popu comme l’élite.