Les nouvelles filles du rock
Anna Calvi
Shannon Wright
Moins charismatique que <em>PJ Harvey</em>, moins mignonne que Chan Marshall[people_restrictif] de [people_restrictif]Cat Power, pas assez pop, trop torturée...Pour toutes ces (mauvaises) raisons, ou peut-être simplement parce qu'elle évite la lumière, <em>Shannon Wright</em> n'a jamais réussi à s'extraire d'un relatif anonymat sur la scène rock féminine. La faute sans doute aussi à une attitude anti-hype au possible et des chansons souvent très sombres. En une dizaine d'albums sortis depuis la fin des 1990's, et des collaborations fructueuses avec Steve Albini (membre de <em>Shellac</em> et producteur de <em>PJ Harvey</em>, <em>The Pixies</em> et <em>Nirvana</em>), <em>Low</em> ou le Français <em>Yann Tiersen</em>, la discrète Américaine a pourtant su tracer un véritable univers, tourmenté mais contrasté, fait d'orages électriques et d'accalmies folk, à la guitare ou au piano.Voir aussi : - En images : les égéries rock- Notre diaporama le courrier des rockstars
Bethany Consentino (Best Coast)
A l'ouest, une nouvelle petite rockeuse : Bethany Consentino, chanteuse à frange du groupe californien <em></em>. Fan de hip hop burné et des cathédrales pop érigées par les <em>Beach Boys</em> en leur temps, Bethany fait le grand écart, passant ses mélodies radieuses au Kärcher noisy. Sensation indie-rock de 2010, le premier album du trio, Crazy For You, a su se faire une petite place au soleil entre la surf music, <em>Hole</em>, The Raincoats et <em>The Jesus And Mary Chain</em>.Voir aussi :- Le clip de ''Crazy For You'' en avant-première sur I Can Has Cheezburger- Snacks, élu chat indé de l'année- En images : les égéries rock- Notre diaporama le courrier des rockstars
Beth Ditto (The Gossip)
Alison Mosshart (The Kills et The Dead Weather)
Avec son complice <em>Jamie Hince</em> (alias "Hotel"), Alison Mosshart (alias "VV") forme depuis les débuts des 2000 le duo rock <em>The Kills</em>, aussi minimaliste qu'abrasif. Sexy en diable, l'Américaine n'est pas pour autant une greluche dépendante du guitariste britannique : elle lui a d'ailleurs fait une jolie infidélité en devenant le temps d'un album le chanteuse de <em>The Dead Weather</em>, super groupe piloté par <em>Jack White</em> de feu les <em>White Stripes</em>. La brune fatale a également prêté sa voix nicotinée à des groupes comme <em>The Raconteurs</em>, <em>Placebo</em> ou <em>Arctic Monkeys</em>. Toujours aussi sauvage.Voir aussi :- Clip: le Satellite de The Kills ne vole pas très haut - En images : les égéries rock- Notre diaporama le courrier des rockstars
Phoebe Killdeer
Originaire d'Antibes, Phoebe Killdeer s'est fait connaître avec son groupe Phoebe Killdeer & the Short Straws, dont le premier album est sorti en 2008. Auparavant, elle a chanté au sein du duo True Stories, chez les Anglais électro de <em>Basement Jaxx</em> ou encore sur le deuxième album de <em>Nouvelle Vague</em>. Pourquoi les "short straws" ? "Parce que j'ai toujours pensé que ma musique et ce que j'attends de mes musiciens ne sont pas forcément sans douleur", répondait la musicienne sur une TV française. "Je les imaginais très bien tirer à la courte paille pour savoir qu'elle malheureuse âme allait devoir jouer avec moi". Fascinante sur scène, Phoebe, empruntant les traces blues et rocailleuses de <em>Nick Cave</em> et <em>Tom Waits</em>, se transforme en prêtresse vaudou.Voir aussi : - En images : les égéries rock- Notre diaporama le courrier des rockstars
Marnie Stern
Dans la famille nouvelles rockeuses, je voudrais la "guitar heroïn". - Je te donne Marnie Stern. La preuve ? L'Américaine joue de la multi-neck guitar, c'est-à-dire de la guitare à DOUBLE manche. Comme <em>Jimmy Page</em> de <em>Led Zeppelin</em>, <em>Slash</em> de Guns N'Roses ou <em>Pete Townshend</em> des <em>Who</em>. Plutôt intello, intéressée par la philo, Marnie a d'abord fait des études de journalisme à New York sur les conseils de ses parents, avant de se lancer dans la musique. Dotée d'une voix agile et furibarde, la rockeuse solaire s'illustre en particulier par sa dextérité pour la technique du "tapping" sur l'instrument, une spécialité du heavy metal. Mais elle n'est pas particulièrement fan de metal ou de <em>Van Halen</em>. Plutôt <em>Royal Trux</em>. Le tître de son second album, sorti sur Kill Rock Stars en 2008, This Is It and I Am It and You Are It and So Is That and He Is It and She Is It and It Is It and That Is That s'inspire du philosophe Alan Watts.Voir aussi :- Marnie Stern et l'axe du Mal- En images : les égéries rock - Notre diaporama le courrier des rockstars
Sleater-Kinney
Groupe de filles qui en ont, les Sleater-Kinney viennent de la scène riot girl et queercore, d'Olympia, Washington. Inspirées par les furies Bikini Kill, <em>Throwing Muses</em>, mais aussi par les larsens noisy de <em>Sonic Youth</em>, le groupe, qui se distingue par son absence de bassiste et ses positions féministes, a été formé par les deux guitaristes Corin Tucker et Carrie Brownstein. Depuis 2006, elles font une pause, peut-être liée à la maternité de Tucker. Aux dernières nouvelles, Carrie Brownstein a créé <em>The Spells</em> avec Mary Timony, tandis que Corin Tucker s'est lancée en solo. Voir aussi : - En images : les égéries rock - Notre diaporama le courrier des rockstars
Karen O (Yeah Yeah Yeahs)
Alexis Krauss (Sleigh Bells)
Alexis Krauss, institutrice, rencontre Derek E. Miller dans un bar où il est serveur. Derek, alors guitariste dans un groupe de hardcore, dit qu'il a besoin d'une chanteuse pour un groupe, la mère d'Alexis, qui chante un peu pour un teen pop band, la porte volontaire. <em>Spike Jonze</em> les repère sur Myspace, en parle à sa pote <em>M.I.A.</em> (plus cool tu meurs) : <em>Sleigh Bells</em> naît en 2008. Révélation noisy-pop de 2010, le duo de Brooklyn cultive une science du piratage pop que ne renierait pas M.I.A., mais dans un registre plus rock. Signés sur le label de l'anglo-sri-lankaise, les <em>Sleigh Bells</em> allient compressions des beats façon hip hop, attaques sonores avec voix ultra saturées, et refrains accrocheurs lâchés comme des scuds par la bombe Alexis. Voir aussi :- Sleigh Bells, casseurs du rock contemporain- En images : les égéries rock- Notre diaporama le courrier des rockstars
Le Prince Miiaou
Initiée au rock par son frangin métaleux, Maud-Elisa Mandeau vient de Charentes. Ado, elle chante (hurle) dans le groupe de son frère, pour se défouler. Elle sort un premier disque autoproduit, puis un deuxième, Safety First, qui lui offre une couverture médiatique inespérée : d'un coup on aperçoit la jeune chanteuse sur France Inter, dans Libération, Les Inrocks ou à l'affiche des Eurockéennes de Belfort. Plus rock que les "chanteuses à nom" made in France type <em>Pauline Croze</em>, Maud-Elisa chante aussi bien en anglais qu'en français, et revendique des influences anglo-saxonnes telles que <em>Radiohead</em>, <em>Animal Collective</em> ou <em>Arcade Fire</em> - groupe canadien dont elle a retenu le sens de l'emphase lyrique. Son troisième album, Fill The Blank With Your Own Emptiness, pourrait bien la faire exploser en 2011.Voir aussi :- En vidéo: Le Prince Miiaou reprend T. Rex en acoustique- En images : les égéries rock- Notre diaporama le courrier des rockstars
Leur truc : faire du bruit, foutre le bordel, lacérer le rock de leurs mélodies rageuses, ou tout simplement, exprimer leur talent musical. Elles sont les petites soeurs de PJ Harvey, les filles ou les petites-filles de Blondie, Patti Smith, Janis Joplin ou Courtney Love. Certaines ne sont connues que depuis quelques mois, d'autres depuis la fin des années 1990, mais toutes incarnent d'une certaine manière, en solo ou en groupe, la facette féminine, parfois féministe, du rock d'aujourd'hui, qu'il soit arty, punk, ou noisy. Parmi ces Anna Calvi, Bethany Consentino, Marnie Stern, Alexis Krauss, quelles sont les nouvelles héroïnes rock, les sex symbols des années 2000, les pétroleuses du binaire, les chanteuses rebelles de notre époque ? Revue des troupes.







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