La story : En 1972, Baader scinde l’opinion en deux. D’un côté ceux qui, comme Ensslin, voient en lui « l'ennemi numéro un de l'État, son rival, la conscience collective, la morale des humiliés et des insultés, du prolétariat des métropoles» et une alternative à la coalition entre le SPD et le CDU, les deux grands partis allemands adoubant en tant que Chancelier Kurt Georg Kiesinger, un ancien membre du parti nazi. De l’autre une partie de la population horrifiée par les actes de plus en plus radicaux d’un groupe qui souffre d’un manque d’organisation.Anne Steiner : « Jusqu’aux attentats contre les casernes américaines, les partis d’extrême gauche se reconnaissaient totalement, jusqu’à une certaine fascination, dans la R.A.F. Mais ils refuseront de les suivre dans la violence de ces attentats prenant la dimension d’une vraie guerre. Celui contre les bureaux de Springer les décrédibilisera parce que des employés allemands y seront blessés. Qui plus est, sous ses airs de grande force, le fonctionnement de la R.A.F est assez erratique parce que divisée en plusieurs groupes sans hiérarchie, agissant parfois en accord, mais libres d’organiser leurs actions comme ils l’entendent ».Le film : L’impressionnante densité du film tient aussi à sa capacité à restituer une vision globale de l’impact, sur la police comme sur la population, des actes de Baader et Meinhof.







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