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Le Festival Hautes Tensions s'apprête à électriser l'ensemble du Parc de la Villette avec une programmation axée sur des formes artistiques iconoclastes issues du cirque et des cultures urbaines.Du 6 au 17 avril, rendez-vous en salle comme en plein air dans les nombreux espaces de représentation qu'offre le Parc de la Villette pour un Festival hautement spectaculaire. Deux semaines durant, la Grande Halle, l'Espace Chapiteaux, la Halle aux cuirs, le WIP, le Théâtre Paris-Villette et le parc lui-même, accueillent une quinzaine de créations imaginées par une nouvelle génération d'artistes français et internationaux empruntant sans complexe au théâtre, à la danse (contemporaine, classique, hip-hop), au cirque, à la performance, mixant les codes et les genres dans une liberté d'écriture scénique rafraîchissante. Dans la lignée des festivals précédents (Les Rencontres, Des auteurs - des Cirques, Les Pop's), Hautes Tensions poursuit une exploration d'un théâtre du corps où l'extrême technicité du cirque et de la danse croise réflexions et interrogations contemporaines sur l'individu et le collectif.Les festivités débutent le 6 avril avec l'équilibriste Jean-Baptiste André qui, après deux solos (Intérieur Nuit et Comme en plein jour) s'ouvre au trio en s'associant à deux nouveaux interprètes. Qu'après en être revenu s'inspire des grandes expéditions polaires défiant la résistance physique pour inventer une quête initiatique accompagnée en live par la musique de Tony Chauvin. Au même moment, à quelques mètres de là, ce sont des artistes congolais (un danseur et deux marionnettistes) qui construisent en chœur le récit de leur enfance au Congo, faisant remonter des recoins les plus sombres de leur mémoire, la violence des guerres civiles qui ont ravagé leurs êtres et leur pays. Le pluridisciplinaire GdRA, présent pour la première fois au Festival d'Avignon 2010, présente sous chapiteau son approche scénique aux multiples points de vue. Avec Nour, la fiction emprunte les voies du documentaire, et s'empare pêle-mêle de la musique, de la vidéo, de la danse et du cirque pour construire un spectacle fragmenté et foisonnant. Sur le plateau à nu du Théâtre Paris-Villette, la comédienne et metteur en scène Clotilde Ramondou porte les mots de Grisélidis Réal, prostituée et écrivain. Le texte cru de Carnet de bal d'une courtisane résonne en écho à trois lieder de Schubert chantés par un chœur de onze hommes.On se réjouit également de la présence de Jeanne Mordoj, artiste hors norme, contorsionniste, jongleuse et acrobate, qui nous avait enchanté avec son Eloge du poil. Elle s'entoure ici de poupées de chiffons évoquant l'univers ambivalent d'Annette Messager et nous invite dans son imaginaire magique et inquiétant. Le Festival Hautes Tensions se clôt dans l'énergie du hip-hop avec Tetris du chorégraphe Anthony Egea qui imbrique gestuelle classique et hip-hop et la compagnie Melting Spot menée par Farid Berki qui explore une danse d'impulse et d'impact pour un spectacle intimiste et sensible.En parallèle à cette traversée en forme d'expérience inédite, le spectateur est invité à divers ateliers de pratique, à des rencontres et discussions prolongeant le festival vers une dimension interactive.Avril promet d'être dynamique à la Villette !