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Le festival de Khan a réussi à faire de l'ombre au vrai, au seul, festival de cinéma.  La vie est faite d’imprévus, le Festival de Cannes aussi. Pas totalement coupés du monde, les festivaliers ont ainsi appris dans la nuit de samedi à dimanche que Dominique Strauss-Kahn avait été arrêté. Certains dansaient sur les dance-floors endiablés, d’autres sortaient de la séance de minuit 100% Bollywood, et la nouvelle s’est évidemment épandue comme une traînée de poudre aux quatre coins de la Croisette.Résultat : dimanche matin, des accrédités venus du monde entier - journalistes, producteurs ou distributeurs -  ont commencé à s’agglutiner devant les quelques postes télé du Palais des Festivals qui retransmettent les chaînes d’infos en continu. Entre deux projections de films, l’affaire DSK est suivie avec intérêt. Les écrans qui diffusent les traditionnelles conférences de presse cannoises se retrouvent eux délaissés, et les images officielles du Festival ont été remplacées par une image plus crue, plus brute, plus choquante : celle d’un Dominique Strauss-Kahn menotté.Le réel et la fiction se confondent, la télévision fait de l’ombre au septième art et chacun y va de son commentaire. Rien que pour cette guerre des images qui fait rage à l’intérieur du Palais, le Festival de Cannes 2011 est déjà mémorable…Damien Leblanc