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C'est la deuxième édition du Festival "Hautes Tensions" et la Villette poursuit son exploration et son soutien aux cultures urbaines en se focalisant en particulier sur le cirque et le hip-hop. Après une première édition qui mixait allègrement les codes et les genres en présentant des artistes comme Jeanne Mordoj (performance-cirque), le Gdra (théâtre-vidéo empruntant à la danse et au cirque), Jean-Baptiste André (danse-cirque), Clotilde Ramondou (théâtre-musique)..., la programmation de 2012 se concentre sur des compagnies issues du cirque et du hip-hop. Le Festival s'ouvre avec une création de Boris Gibé et Camille Boitel (dont le spectacle L'immédiat avait fait un carton au Théâtre de la Cité Internationale la saison dernière). Intitulé Les Fuyantes, le spectacle imagine une micro-société d'hommes s'inventant un monde à partir d'outils virtuels dans un cube aux parois mouvantes. Un huis-clos multidimensionnel dans lequel cinq acrobates brouillent nos habitudes de perception. Au même moment, l'Espace Chapiteaux présente Face Nord de la compagnie Un Loup pour l'homme ou le porté acrobatique porté à son plus haut point de déséquilibre en des architectures humaines vertigineuses.  Côté hip-hop, ça commence fort avec la compagnie Rêvolution qui délaisse le mix hip-hop/classique qui avait fait sa marque de fabrique pour se tourner vers l'Afrique en nous proposant un voyage dansé en terre africaine à base de tableaux emblématiques : la sape, les filles, le coupé décalé, les dictateurs indétrônables, le foot, le krump... Egalement au programme hip-hop, la chorégraphe Anne Nguyen propose avec Promenade obligatoire un cheminement ininterrompu porté par huit danseurs, virtuoses des Battles de Popping. Toujours dans la jeune génération de chorégraphes, Amala Dianor explore les frottements d'univers qui participent à nos constructions identitaires. Côté compagnie légendaire, la Grande Halle accueille la dernière création collective du noyau dur de Wanted Posse, (R)évolution, inspirée par les contestations récentes que ce soit celles des Indignés ou les évènements du Printemps arabe et entremêlant danses house, new style et standard du break. On notera aussi la présence circassienne de Phia (anciennement Philippe) Ménard avec deux spectacles, L'Après-midi d'un Foehn et Vortex où le vent devient matière chorégraphique pour objets légers et celle de la Ktha Compagnie avec Je suis une personne, expérience troublante de théâtre en container dans laquelle une acrobate échappe à sa manière au confinement. En regard des représentations, le Festival met en place des rencontres professionnelles, des ateliers enfants et adultes, pratiques et théoriques, et se fait laboratoire artistique interactif.