Souvent résumés à la cérémonie télévisée où la « grande famille » du cinéma français distribue ses récompenses depuis trente-six ans, les César sont en réalité peu connus du grand public. Première répond à toutes les questions qui vous brûlent les lèvres. Aujourd'hui, Peut-on tricher ?A en croire une actrice jadis nommée au César du meilleur espoir, il faudrait se méfier du système de dépouillement de l’Académie : « Quand on ne remplit pas toutes les cases du bulletin de vote, ils ajoutent les noms et les titres qu’ils veulent dans les espaces restés vides. La parade, c’est de les noircir au marqueur. » Sursaut d’Alain Rocca, manifestement troublé par l’accusation : « C’est aberrant. L’huissier conserve les originaux de tous les bulletins dans un coffre, en transmet des photocopies aux assistants chargés de la comptabilisation des votes, tous installés dans une même pièce, puis effectue régulièrement des vérifications aléatoires entre des originaux choisis au hasard et leur duplicata. » Même son de cloche chez le... président Terzian : « Le vote est aussi sécurisé que celui d’une élection politique nationale et toute tentative de lobbying est tuée dans l’œuf puisque la liste des votants est tenue secrète. » Après réflexion, Alain Rocca reconnaît cependant : « Bien que tout soit vraiment verrouillé au maximum, la triche reste objectivement envisageable. Mais il faudrait une telle succession de hasards et de prises de risques que la probabilité demeure quand même extrêmement faible. »Par Bernard Achour







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