Ce que l'on attend en 2012
Que le rap US se trouve un meilleur DJ français
Il y a quelque chose de pourri dans le royaume du rap US. Depuis deux ans, <em>David Guetta</em> a réussi l'exploit de saloper à lui tout seul le rap et le r'n'b US avec ses consternants beats taillés pour Ibiza : <em>Snoop Dogg</em>, <em>Kid Cudi</em>, <em>Nicki Minaj</em>, <em>Ludacris</em>, Lil Wayne[people_restrictif], [people_restrictif]50 Cent, <em>Kelly Rowland</em>, <em>Kelis</em>, <em>Usher</em>... La liste est longue des artistes ayant fait appel à ses services. Résultat, le DJ préféré des soirées H.E.C a été le "musicien" français le mieux payé en 2011. Croisons les doigts pour que l'électro française se trouve un ambassadeur electro moins vulgaire en 2012. Entre <em>Joakim</em>, Brodinski, <em>SebastiAn</em>, <em>Yuksek</em>, Kavinski (B.O de Drive), <em>Mondkopf</em>, ou même des bulldozers comme le duo <em>Justice</em> et les vétérans <em>Daft Punk</em> (qui ont déjà bossé avec [people_restrictif]Pharrell Williams[people_restrictif]), ce n'est quand même pas ce qui manque en France ! Voir aussi- Philippe Zdar vs David Guetta- J'ai donné sa chance à Nothing But The Beat de David Guetta
Que la pop et le rock français envahissent le monde une bonne fois pour toute
Voir aussi- La pop rock française, succès aux USA - notre interview avec Phoenix- The Shoes, le bel espoir électro-pop français- Housse de Racket en session acoustique
Que les vétérans du rock fassent honneur à leur légende
<em>Bruce Springsteen</em>, <em>Leonard Cohen</em>, <em>Paul McCartney</em> et <em>Neil Young</em> sortent tous les quatre un album en 2012. Pour la première fois depuis neuf ans (Greendale, 2003), Neil Young renoue avec son groupe mythique Crazy Horse, dont la première collaboration remonte à 1969. Le Loner aura également droit à un documentaire de <em>Jonathan Demme</em>, le second après le très remarqué Heart Of Gold (2006). Bruce Springsteen se lance quant à lui dans une tournée mondiale cette année, avec un passage par Paris et Monptellier en juillet. Le Boss sera accompagné du fidèle E Street Band, mais privé de son saxophoniste Clarence "Big Man" Clemons (décédé en juin 2011), ce qui devrait considérablement changer la tonalité de ses concerts. Après un silence de 8 ans, Leonard Cohen revient avec le magnifique Old Ideas (en écoute), un disque sur "la relation à un être transcendantal, à l'amour, la sexualité, la perte et la mort". Quant à Paul McCartney, le Beatle annonce rien moins que deux albums pour 2012, l'un jazzy (avec <em>Diana Krall</em> et <em>John Clayton</em>), l'autre plus pop. Voir aussi- Les mille et une vies de Hallelujah- Les 60 meilleurs titres de Bruce Springsteen
Que le hip hop de Harlem devienne hype
<em>A$AP Rocky</em> et <em>Azealia Banks</em> ont de bons sons, de belles gueules et de bonnes chances de ré-inscrire Harlem au centre de la carte hip hop 2012, quelques années après le règne de <em>Big L</em> ou des <em>Diplomats</em>. "Pretty motherfucker" auto-proclamé, A$AP Rocky a impressionné son monde avec LiveLoveA$AP l'an dernier, excellente mixtape où le New Yorkais déploie un flow sous influences multiples (rap sudiste et codéine), sur des beats panoramiques et lo-fi signés Clams Casino. Pas sourd, Sony/RCA l'a signé illico pour 3 millions de dollars. Quant à la rappeuse Azealia Banks, âgée de 22 ans et elle aussi originaire de l'historique quartier afro-américain de NYC, l'irrésistible single "212" (featuring Lazy Jay) aura suffi à mettre le feu aux poudres de la hype. Après une tentative avortée chez XL Recordings sous le nom de Miss Bank$ en 2009, celle qui fut pensionnaire de la même fac que <em>Nicki Minaj</em> (LaGuardia High School), a célébré son incursion fracassante dans l'industrie du disque par une signature sur la major Universal en 2011. Depuis, elle travaille avec les glam-popeux de <em>Scissor Sisters</em> et le styliste de <em>Lady Gaga</em>. Les meilleurs espoirs féminin et masculin doivent tous les deux sortir un LP officiel en 2012. Asap, please. Voir aussi- diapo : L'histoire du hip-hop en looks- New York en chansons
Que le folk crève l'écran
<em>Bill Callahan</em> (<em>Smog</em>) a marqué l'année 2011 avec son bel album Apocalypse. Le crooner folk aura droit à un documentaire en 2012. Réalisé par le vidéaste Hanly Banks et sobrement intitulé Apocalypse : a Bill Callahan Tour Film, le documentaire suit la tournée du folk singer taciturne dans un écrin (paraît-il) psychédélique. Par ailleurs, les frères Coen travaillent actuellement sur un biopic consacré à la scène folk du Greenwich Village, pendant les années 1960. Inside Llewyn Davis revient sur le destin du folksinger méconnu Dave Von Ronk (l'un des principaux mentors de <em>Bob Dylan</em>), avec notamment <em>John Goodman</em>, <em>Carey Mulligan</em> et <em>Justin Timberlake</em> au casting. La fratrie promet un film avec de la musique live. On espère une B.O digne de celle, inoubliable, de l'odyssée country O' Brother. Voir aussi- notre histoire de la folk
Que le rock des 90s revienne, mais pas trop
Franchement, ils ne nous ont pas tous manqués, tous ces groupes des années 1990. Mais ils reviennent en 2012 : <em>No Doubt</em>, <em>Soundgarden</em>, <em>Garbage</em> et The Cranberries[people_restrictif] ont tous un album prévu cette année, tout comme d'inusable [people_restrictif]Alanis Morissette. Bref toute la playlist de Fun Radio époque premier mandat chiraquien. Même Zach de la Rocha et Tom Morello rempilent pour une tournée avec <em>Rage Against The Machine</em>, 20 ans après le hit mondial "Killing in the name" : les punk-funk-métalleux sont annoncés au Main Square Festival d'Arras 2012, tout comme <em>Pearl Jam</em>. Avec le retour de Soundgarden, autre groupe phare des 90s, le grunge refait surface cette année. Pourquoi pas, tant que le look clodo en vieux pull ne revient pas à la mode. Le seul come-back 90's sur lequel on mise vraiment, c'est <em>At The Drive In</em>. Après la sortie de leur chef d'oeuvre Relationship Of Command en 2000, les Texans furibards s'étaient dissous en deux entités, <em>Mars Volta</em> et <em>Sparta</em> pendant les années 2000. Hormis quelques claques stoner assénées par les merveilleux <em>Queens Of The Stone Age</em>, qu'est-ce que le rock bruyant et sexy a eu à nous proposer depuis, sinon le mouvement revivaliste <em>The Strokes</em>/<em>Libertines</em> ? Peu de choses. Tout juste reformé, le groupe d'El Paso viendra briser un silence de 12 ans au festival américain de Coachella en avril. Prêt à faire la guerre à l'electro pop régnant depuis quelques années avec leur vociférantes embardées. Voir aussi- Petite Histoire du punk- Les tribute bands féminins- Les gestuelles de guitariste les plus drôles
Que Dr Dre le sorte enfin, son Detox
Quelqu'un y croit encore ? Annoncé depuis huit ans, le troisième album de <em>Dr Dre</em> est une arlésienne. A force de faire attendre, le producteur mythique de la West Coast et du son G-Funk ne peut que décevoir avec le successeur de ses deux chefs-d'oeuvre, The Chronic et Chronic 2001. D'autant que les deux singles officiels "Kush" (avec l'infâme vocoder humain <em>Akon</em> au refrain, n'est pas <em>Nate Dogg</em> qui veut) et "I need a doctor", morceau assez pathétique avec <em>Eminem</em> en featuring, sont très loin des attentes. Aux dernières nouvelles, apportées par le jeune loup Kendrick Lamar en septembre 2011, le disque serait en mixage. Mais avouons-le, on attend presque plus impatiemment le prochain album de Kendrick Lamar, après son magnifique Section.80 en 2011. Le deuxième LP de <em>Tyler The Creator</em>, Wolf, est aussi attendu au tournant après un premier essai inégal, mais marquant. Le Doc de Compton peut prendre sa retraite tranquillement, la relève californienne est assurée. Voir aussi- Dr Dre, 5 raisons d'abandonner Detox- diapo : Les papys du rap
Qu'on arrête les remixes de Lana Del Rey
Qu'ont de commun l'artiste post-dubstep Joy Orbison, le crooner electro-R'n'B <em>Jamie Woon</em>, l'électronicien ambient Balam Acab, le groupe indie rock londonien <em>Bombay Bicycle Club</em>, le jeune producteur britannique Lil Silva, le beatmaker de A$AP Rocky Clams Casino, le frontman de <em>Blur</em> <em>Damon Albarn</em> ou encore le membre du crew <em>Odd Future</em> The Internet ? Ils ont tous fait un remix ou une reprise oubliée dans la seconde d'un morceau de <em>Lana Del Rey</em>, avant même que sorte son premier album sous son pseudonyme actuel - quand elle se nommait encore Lizzy Grant, personne ne voulait la remixer la diva de Lake Placid. Si la sortie de Born To Die en 2012 ne fera sans doute pas taire les critiques (prestations live catastrophiques, fausseté prétendue du personnage) et cesser les ragots crétins sur sa personne (plagiat d'un morceau grec, chirurgie esthétique, etc), elle devrait enfin mettre un terme à cette abondante vague de remixes, souvent plus intéressés par la lumière générée par la hype Lana del Rey que musicalement intéressants. "Video Games", "Blue Jeans", "Born to Die" : ces ballades glamour et flamboyantes comme du Nicholas Ray génération Youtube se suffisent à elles-mêmes. Non ? Voir aussi- Comment Lana Del Rey est devenue une icône 2.0 ?
Que le hair rock ne revienne qu'au cinéma, please !
30 ans après ses débuts et 14 ans après son dernier album, ça y est, <em>Van Halen</em> se reforme. Avec les frères Eddie et Alex Van Halen, et le frontman <em>David Lee Roth</em>, le groupe est au complet pour assurer la sortie d'un disque (le 6 février) et une tournée mondiale. Pitié non, serait-on tenté de dire. Pas ça : les hennissements du rock FM, les solos de guitare aussi dégoulinants qu'interminables, les moumoutes peroxydées et les moule-burnes en cuir : le pire de 80s, c'est eux. Le phénomène n'est pas isolé, avec la sortie en juin 2012 de Rock Of Ages, avec <em>Tom Cruise</em>. Cette adaptation d'une comédie musicale très "camp" de Broadway reprend à son compte l'héritage du glam rock qui tache des années <em>Reagan</em>, du style <em>Bon Jovi</em>, <em>Styx</em> ou <em>Pat Benatar</em>. Si ces relents "hair rock" restent confinés au 7ème art, on ne s'en plaindra pas. Voir aussi- en images : les gestuelles de guitariste les plus drôles- en images : les coupes de cheveux les plus ridicules
Que The XX sorte la pop dans le club
Depuis le triomphe public et critique du premier album de <em>The XX</em> en 2009, son frontman Jamie XX a été sur tous les fronts, sortant d'abord un magnifique album de remixes de <em>Gil Scott-Heron</em> (We're New Here) en 2011, puis un maxi (Far Nearer/Beat For), avant d'infuser le R'n'B de <em>Drake</em> (production du titre éponyme de l'album "Take Care") et de <em>Rihanna</em> (un sample de "Intro" de XX sur le morceau "Drunk On Love"). Jamie "XX" Smith a également réalisé une relecture remarquée du "Bloom" de <em>Radiohead</em> sur l'album de remixes TKOL RMX 1234567, inspiré par le dernier LP des Anglais, The Kings Of Limbs. Autant dire que le sophomore du trio londonien est très attendu. Il s'annonce plus remuant que leur premier essai hypnotique (sous influence l'electro, new wave et <em>Chris Isaak</em>), et "très inspiré par la club music" selon le leader. Let's dance ! Voir aussi- ''Open Eyes'', une nouvelle démo de The XX- En vidéo : Jamie XX se confie à Creators Project- notre interview vidéo avec The XX (ainsi que 2 titres en acoustique)- Les samples indie pop-rock dans le rap
Que le dubstep retourne dans sa cave
L'excès de dubstep nuit à la santé de la musique. Attention, tout n'est pas à jeter : <em>Burial</em>, Skream, Kode9 et les compils Hyperdub, la vague post-dubstep (<em>James Blake</em>, SBTRKT, Jamie XX, Mount Kimbie, Joy Orbison, Untold) frayant parfois avec le R'n'B (<em>The Weeknd</em>), tout ça est passionnant. Non, ce qui nous gêne plus à vrai dire, c'est les dégâts de la mode dubstep dans le mainstream, au grand dam des puristes de ce mouvement né dans les caves du sud-est londonien. <em>Rihanna</em> s'y est mis ("Mad House") par exemple, sans trop de conviction. Surtout, DJ Skrillex a explosé grâce à sa version bourrine, gavée aux breaksbeats, du genre. L'affreux DJ au look émo-nerd-goth s'est même acoquiné avec les néo-métalleux de <em>Korn</em> (The Path of Totality) et les <em>Doors</em> survivants pour "Breakn' a Sweat", un titre basé sur la chanson "Milestones" - <em>Miles Davis</em> doit se retourner dans sa tombe. Certains rappeurs ont également cédé à la tendance : <em>Cypress Hill</em> s'est associé avec le "cockney thug" anglais <em>Rusko</em> pour un EP dont le premier titre, "Roll it, light it" ne laisse rien présager de bon. Voir aussi- Scorn : le retour de papy dubstep- Apprends à danser le dubstep avec Marquese Scott
Que les filles neo-disco congèlent le dancefloor
La B.O neo-disco du film Drive a été l'un des évènements musicaux de 2011, popularisant, outre <em>Cliff Martinez</em>, des noms déjà connus des connaisseurs tels que <em>Kavinsky</em>, <em>College</em>, <em>Desire</em> et <em>Chromatics</em>. Cette dernière formation, remarquée en 2008 avec l'album Night Drive, est chapotée par Johnny Jewel, pape du nu-disco US (écoutez sa merveilleuse BO alternative Themes For An Imaginary Film, sous le nom de Symmetry, sortie début 2012), également derrière le projet <em>Glass Candy</em> (duo formé avec la chanteuse <em>Ida No</em>). Dans la même veine que Class Actress, dont le premier album fut l'une des bonnes surprises de 2011, ces deux formations signées depuis quelques années sur le label Italians Do It Better distillent une électro pop et glacée, réchauffée par des voix féminines glamour et envoûtantes dans des ambiances dark à la <em>John Carpenter</em>. Glass Candy et Chromatics (avec Ruth Radelet) ont chacun un album prévu pour 2012. La synthwave a encore de beaux jours devant elle. Voir aussi- New Look, Glass Candy, Chromatics, Puro Instinct, Class Actress, l'hiver est aux filles disco- Grimes, la gamine qui va charmer l'électro-pop en 2012- Que reste-t-il de Drive sans sa rutilante B.O.?
Que les jeunes princes du R'n'B prennent le pouvoir
Avec leurs magnifiques mixtapes sorties en 2011, <em>Frank Ocean</em> et <em>The Weeknd</em> ont donné un coup de pied aux fesses du R'n'B industrialisé, pour le tordre à la mesure de leurs imaginaires sensuels et angoissés, infusés aux sonorités indie-pop et dubstep de leur époque. Après une apparition sur le blockbuster Watch the Throne de <em>Jay-Z</em> et Kanye West[people_restrictif], le membre d'[people_restrictif]Odd Future Frank Ocean devrait sortir son premier album officiel en 2012, et participer à la monstrueuse compil GOOD Music en compagnie de Kanye West, <em>Big Sean</em>, <em>Kid Cudi</em>, <em>Common</em> et <em>Jay Electronica</em>. Quant au Canadien The Weeknd, protégé du rap-crooner <em>Drake</em> (il a participé à son album Take Care), il doit donner suite à son ambitieuse trilogie entamée avec la géniale House of Balloons et diffusée gratuitement sur le net. Dans la catégorie R'n'B de très haute gamme, on attend aussi de pied ferme le nouvel album du toujours inspiré The-Dream (l'homme derrière les tubes "Umbrella" et "Single Ladies"), intitulé The Love IV (Diary Of A Mad Man). Voir aussi- notre article sur le nouveau rnb chic et hybride
Que le rock indé nous livre de bons sons
Dans la catégorie rock indé, rien d'incroyable en vue, mais quelques sorties qu'on attend au tournant : le retour des délicats indie-popeux <em>The Shins</em>, l'avant-rock détraqué des <em>Liars</em>, l'émergence des Londoniens math-electro-hip-rock <em>Breton</em>, et pourquoi pas un album electro-psyché-folk-WTF de <em>Animal Collective</em>, après le génial Merriweather Post Pavilion en 2010 et l'album visuel ODDSAC en 2011. Mais aussi : le troisième album de <em>Disappears</em> avec Steve Shelley de <em>Sonic Youth</em>, <em>Cat Power</em>, <em>Magnetic Fields</em>, <em>Andrew Bird</em>, Best Coast, <em>Sleigh Bells</em>, <em>Black Dice</em>, <em>Dirty Projectors</em>, <em>Grizzly Bear</em>, <em>Islands</em>, <em>The Knife</em>, <em>Mark Lanegan</em>, <em>Of Montreal</em>, Shearwater, <em>The Walkmen</em>, <em>Wavves</em>, <em>Matthew Dear</em>, <em>Spiritualized</em> et... <em>The Stone Roses</em> ! 18 ans après Second Coming, le troisième album des cramés du "Madchester" des 80s pourrait atterrir sur terre en automne. Les chantres du baggy sound se produiront en juin 2012 au Heaton Park de Manchester. <em>Kasabian</em> n'a qu'à bien se tenir, for fok sake. Voir aussi- Du son, des vidéos et un tatouage : du nouveau pour Liars en 2012 !- Les Stone Roses se reforment et veulent de nouveau être adorés
2011 aura notamment été l'année de l'électro-pop, du post-dubstep et du renouveau rap et R'n'B américain avec des mixtapes souvent plus intéressantes que les albums. Que nous réserve cette année ? La mode dubstep va-t-elle s'affaisser ? David Guetta va-t-il arrêter de pourrir le rap US ? Le rock va-t-il reprendre le dessus sur le hip hop ? Entre espérances, tendances lourdes et pronostics plus aléatoires, voici ce qu'on attend de 2012.







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