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Vous en pensez quoi, de ce cru 2011 de la sélection cannoise ? A Premiere.fr, on s'est déjà fait une idée...Le 2011 de départ…Thierry Frémaux vient de dévoiler la sélection du Festival de Cannes 2011 et, comme toujours, on pense aux absents : L’Ordre et la morale de Mathieu Kassovitz, Le Moine de Dominik Moll, Bye Bye Blondie de Virginie Despentes, Poulet aux prunes de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud. Pour les étrangers : Captured de Brillante Mendoza, Love And Bruises de Lou Ye, et même ceux que l'on savait pas prêts à temps, comme A Dangerous Method de Cronenberg, ou The Grandmasters de Wong Kar-Wai. Peut-être en retrouvera-t-on un dans le maillot du film de clôture, mais rien n’est moins sûr.Attaque française, défense d’arrière garde.On le murmurait depuis des mois, le cinéma français serait en grande forme. Ce qu’il en reste attise d’autant plus les curiosités : Polisse de Maïwenn ou L’Apollonide de Bertrand Bonello, qui invitent en première division des cinéastes encore "frais" pour le festival, ont des airs de paris (tant mieux) en regard des productions attendues que furent, l’année dernière, Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois, La Princesse de Montpensier de Bertrand Tavernier ou Hors-la-loi de Rachid Bouchareb. Même La Conquête (hors compétition), récit de l'accès au pouvoir de Nicolas Sarkozy avec Denis Podalydès, sur lequel tous les regards convergent depuis des semaines, a des allures d’inconnu puisqu’il signe le retour d’un réalisateur mal-aimé (Xavier Durringer) dans un contexte politique orageux.Côté étranger, la sélection est occupée par les piliers du gazon cannois : Almodovar (La Piel que Habito, son "film d'horreur" avec Antonio Banderas), Nuri Bilge Ceylan (Once Upon A Time In Anatolia), les frères Dardenne (Le Gamin au vélo), Lars Von Trier (Melancholia), Paolo Sorrentino (This Must Be The Place), Nanni Moretti (Habemus Papam) et Naomi Kawase (Hanezu no tsuki). Face à eux, Nicolas Winding Refn (Drive, avec Ryan Gosling en cascadeur engagé par la mafia), Takashi Miike (Ichimei), Radu Milhaileanu (La Source des femmes) ou Joseph Cedar (Hearat Shulayim) font figures de bleus, malgré leur réputation. Sleeping Beauty, de Julia Leigh, en plus d'être un des deux premiers longs en compétition (avec Michael, de Markus Schleinzer), aura également la responsabilité d'être la toute première oeuvre australienne à concourir à Cannes.Petite équipe US et grosse équipe espoir« Beaucoup d’humour » fut le mot d’ordre de Thierry Frémaux pour décrire cette sélection. Ça et le fait que certaines œuvres seront étranges, a-t-il prévenu. On veut bien le croire : entre Pater d’Alain Cavalier et The Artist, le film muet de Michel Hazanavicius avec Jean Dujardin (hors compétition), la prime semble être donnée à l’atypique. On risque même d’atteindre des sommets avec The Tree Of Life de Terrence Malick. A ce propos, le pensum le plus attendu de l’année suffira-t-il à masquer la désertion US ? Peut-être pas. Si Sean Penn, Brad Pitt, Ryan Gosling ou Kirsten Dunst seront présents pour assurer le glamour, le cinéma américain est globalement absent ou hors compétition : si ce n’est pas une surprise pour Midnight in Paris de Woody Allen (l'info était tombée en février), c’en est une pour Le Complexe du Castor de Jodie Foster (déjà montré au festival texan South By Southwest - mais comment se priver de la venue de Mel Gibson sur les marches ?) et Pirates des Caraïbes : La Fontaine de jouvence de Rob Marshall, quatrième volet d’une série qui a toujours snobé le Festival.Le tour d’horizon s'achève avec la section Un certain regard. Avec une ouverture assurée par Gus Van Sant (Restless) et la présence de Bruno Dumont (Hors satan), Erick Khoo (Tatsumi), Kim Ki-duk (Arirang) ou Na Hong-jin (Yellow Sea, après The Chaser), Thierry Frémaux rehausse encore ce que beaucoup considèrent trop souvent comme la face B de la sélection. Le message est clair : il ne faut plus être surpris d'y retrouver des usual suspects de la compète. La seconde équipe jouerait-elle à jeu égal avec la première ? Réponse à partir du 11 mai 2011.