Date de sortie 16 novembre 2016
Réalisé par Valérie Müller
Avec Anastasia Shevtsova , Juliette Binoche , Niels Schneider
Scénariste(s) Valérie Müller
Année de production 2016
Pays de production France
Genre Drame
D’après l’œuvre de Bastien Vivès
Couleur Couleur

Synopsis

Moscou, les années 1990. Depuis son enfance, Polina, jeune ballerine russe, est programmée pour entrer au Bolchoï. Lassée par la discipline de son professeur Bojinski et par son manque de liberté, elle décide de poursuivre son art en France. Au grand désespoir de ses parents. Elle quitte les pointes du ballet classique pour se lancer dans la danse contemporaine. A Aix-en-Provence, elle travaille avec la talentueuse et exigeante chorégraphe Liria Elsaj. Celle-ci veut faire de la jeune fille, une vraie artiste, avec de la personnalité. Alors qu'elle tente de mieux s'exprimer sur scène, Polina tombe amoureuse d'Adrien...

Critiques

  1. Première
    par Frédéric Foubert

    C’est un récit d’apprentissage dans le milieu de la danse, un Rocky de poche avec des entrechats à la place des crochets du droit. On croit d’ailleurs un instant que Polina, danser sa vie (adaptation par le chorégraphe Angelin Preljocaj de la bande dessinée de Bastien Vivès) ne va pas survivre à l’empilement de clichés du genre coming-of-age qui rythment son récit : l’enfance à la dure dans une Russie inhospitalière, le prof de danse sévère mais juste, l’exil parisien où l’on découvre l’amour et les petites galères du quotidien, Juliette Binoche en simili-Blanca Li… Sauf que le film a un atout irrésistible dans sa manche : elle, Polina, alias Anastasia Shevtsova, une inconnue fraîchement débarquée de l’Est à la cinégénie exceptionnelle, qui fusille le reste du cast de son regard triste et fait se décrocher les mâchoires dès qu’elle commence à évoluer sur la piste. Grâce à elle, et ses chorégraphies en apesanteur, Polina pourrait bien devenir un hit chez les apprentis danseurs et les wannabe petits rats. Parfait, en tout cas, pour taper du pied en attendant la sortie de BallerinaFrédéric Foubert