Titre original Straight Outta Compton
Réalisé par F Gary Gray
Avec O’Shea Jackson Jr , Corey Hawkins , Jason Mitchell
Scénariste(s) Andrea Berloff, S. Leigh Savidge, Alan Wenkus
Distributeur Universal Pictures France
Année de production 2015
Pays de production US
Producteurs Ice Cube Tomica Woods-Wright Matt Alvarez F Gary Gray Scott Bernstein Dr Dre David Engel
Genre Film musical

Synopsis

En 1987, cinq jeunes hommes, utilisaient des rimes brutalement honnêtes et des beats hardcore et exprimaient leur frustration et leur colère pour dénoncer la vie dans l'endroit le plus dangereux de l’Amérique, avec l'arme la plus puissante qu'ils possédaient : leur musique. Nous ramenant à l'endroit où tout a commencé, Straight Outta Compton raconte l'histoire vraie de ces rebelles -armés uniquement de leur paroles, de leur démarche assurée et de leur talent brut- qui ont résisté aux autorités décidées à les opprimer et ont ainsi formé le groupe le plus dangereux du monde, N.W.A. Et au fur et à mesure qu’ils dénonçaient une réalité et exposaient la vie dans le quartier, leur voix a déclenché une révolution sociale qui résonne encore aujourd'hui.

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Straight Outta Compton : la seconde révolution N.W.A.

Le film revient ce soir sur Numéro 23. Voici notre critique publiée à sa sortie, fin 2015.

Straight Outta Compton, un film fondateur ?

Le film sera diffusé dimanche soir pour la première fois en clair sur Numéro 23.

Photos

DR
Universal Pictures
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N.W.A - Straight Outta Compton

N.W.A - Straight Outta Compton

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N.W.A - Straight Outta Compton

Critiques

  1. Première
    par Eric Vernay

    Compton, 1985. Dans ce coupe-gorge du Sud de Los Angeles, O’Shea Jackson, 16 ans, griffonne des textes dans un bus régulièrement arrêté par des gangsters, tandis que Eric Wright, 22 ans, vend de la dope et qu’Andre Young, 20 ans, tente de nourrir son fils en mixant dans une boîte de nuit. Personne ne peut alors se douter du séisme provoqué quelques mois plus tard par ces jeunes Afro-Américains plus connus sous les noms d’Ice Cube, Eazy-E et Dr. Dre. Avec MC Ren et DJ Yella, ils vont faire de leur premier album "Straight Outta Compton" un classique de l’histoire du hip-hop : très cru, il hurle la violence des gangs et le racisme, avec une rage et un degré de réalisme inédits. Le morceau "Fuck Tha Police", qui préfigure les émeutes de Los Angeles en 1992 (à la suite de l’acquittement des policiers ayant tabassé Rodney King) mais aussi les récents événements à Ferguson et Baltimore, leur vaudra carrément une assignation de la part du FBI. Mais qu’importe, la machine est enclenchée. On est en 1988. Cinq ans plus tard, 3 millions d’exemplaires du disque se sont écoulés, pourtant le groupe a implosé. F. Gary Gray retrace ce parcours fulgurant avec une énergie contagieuse, loin de la platitude de "Notorious B.I.G" (George Tillman Jr.). Dynamique et brute, sa mise en scène vise moins le brio formel que l’efficacité dramatique, au service d’une histoire racontée chronologiquement (riche en embardées) et de ses personnages (hauts en couleur). Et c’est réussi, puisqu’on s’attache très vite aux trois principaux membres de N.W.A., que Gray s’échine à humaniser (ils étaient à l’époque diabolisés par les médias conservateurs qui leur reprochaient de "glamouriser" les flingues et le trafic de drogue). Car il faut du cran pour échapper au déterminisme social quand on est Noir et qu’on vient d’un coin comme Compton : une simple pause sur le trottoir lors d’une session d’enregistrement peut facilement dégénérer en démonstration de force policière. Le réalisateur de "Friday" ne sombre pas dans l’angélisme pour autant. Bien que supervisé par Dr. Dre et Ice Cube, cet "autobiopic" esquive l’écueil de l’hagiographie en s’immisçant dans les zones d’ombre. Jalousies (Ice Cube voulant être calife à la place d’Eazy-E), ambitions personnelles (départ de Dr. Dre qui cofonde avec Suge Knight le label Death Row Records, Mecque du G-funk), histoires de fric (ambiguïté permanente du manager Jerry Heller, sorte de vampire pygmalion), clashes internes (illustré par un morceau vengeur d’Ice Cube contre ses ex-collègues) et coups de pression (effrayant Suge Knight, superbe méchant de cinéma) jalonnent leurs parcours chaotiques. Ce qui n’empêche pas l’humour ni l’émotion, notamment lors d’un rabibochage au téléphone entre Dr. Dre et Eazy-E (quelques mois avant sa mort tragique) touchant de gaucherie virile. Bref du solide, à l’instar de la BO funky et chromée signée Dr. Dre.