Date de sortie 18 juillet 2018
Durée 96 mn
Réalisé par Gaya Jiji
Avec Manal Issa , Ula Tabari , Metin Akdülger
Scénariste(s) Gaya Jiji, Eiji Yamazaki
Distributeur Sophie Dulac Distribution
Année de production 2018
Pays de production France, TURQUIE, Allemagne
Genre Drame
Couleur Couleur

Synopsis

Damas, mars 2011. Nahla est une jeune femme célibataire qui mène une vie morne dans une banlieue syrienne, aux côtés de sa mère et ses deux sœurs. Le jour où on lui présente Samir, un expatrié Syrien en provenance des États-Unis à la recherche d’une épouse, elle rêve d’une vie meilleure. Mais tout ne se passe pas comme prévu. Contre toute attente, il décide de se marier à sa cadette, Myriam. Dès lors, Nahla se rapproche de Mme Jiji, une voisine récemment installée dans l’immeuble qui dirige une maison-close deux étages plus haut. Alors que les tensions s’intensifient dans le pays et que la famille est occupée à l’organisation du mariage de sa sœur, Nahla va explorer le monde de Mme Jiji. Un lieu rempli de fantasmes où elle sera confrontée à ses propres peurs et désirs.

Infos de la rédaction

Ce film est présenté dans la section Un certain regard lors du 71è Festival de Cannes (2018).

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Sophie Dulac Distribution / Dublin Films / Gloria Films Production / Katuh Studio
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Manal Issa

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Manal Issa

Manal Issa

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Manal Issa, Mariah Tannoury

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Saad Lostan, Manal Issa

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Personnage, Manal Issa

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Manal Issa, Metin Akdülger

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Critiques

  1. Première
    par Michaël Patin

    L’histoire débute en 2011 à Damas dans un taxi partagé ; Nahla (Manal Issa) regarde la ville, perdue dans ses pensées ; les autres passagers lui demandent de fermer la vitre – il pleut, ils ont froid – mais la jeune femme refuse ; l’air sur son visage lui plaît, elle a besoin de respirer. Cette séquence semble placer Mon Tissu Préféré sur les rails du cinéma arabe tel qu’on le connaît, ceux de la chronique sociale et du récit d’émancipation. Un cinéma que Gaya Jiji s’attache à déconstruire dans ce premier film tourné en exil, alignant les métaphores trop claires (le magasin de vêtements s’appelle Oxygen, le tissu du titre est celui d’une robe de mariage arrangé) pour mieux les faire sortir de leurs gonds. A la guerre civile qui gronde au dehors, la réalisatrice oppose celle qui travaille la chair de son anti-héroïne. Ses rêves et ses colères ne sont pas ceux du peuple syrien, ce sont les siens, intimes et entêtants ; à l’inverse, son environnement quotidien (l’appartement qu’elle partage avec sa mère et ses deux sœurs, le bordel situé à l’étage supérieur) est un espace mental, qui se distord au gré de ses humeurs. Il y a sans doute trop d’ambitions mêlées dans ce film, trop de pistes brouillées pour défaire les poncifs, mais on admire sa liberté de ton et son goût pour le beau-bizarre, qui redonne du souffle à la coming-of-age story. Le film s’achève sur une image de la jeune femme en sorcière, flottant seule au-dessus du monde, trop opaque pour lui servir de porte-parole. Un autre cinéma arabe est possible, en voici la preuve aussi instable qu’étincelante.