Titre original Aus dem Nichts
Date de sortie 17 janvier 2018
Durée 106 mn
Réalisé par Fatih Akin
Avec Diane Kruger , Denis Moschitto , Numan Açar
Scénariste(s) Fatih Akin, Hark Bohm
Distributeur Pathe
Année de production 2017
Pays de production Allemagne, France
Genre Drame
Couleur Couleur

Synopsis

La vie de Katja s’effondre lorsque son mari et son fils meurent dans un attentat à la bombe. Après le deuil et l’injustice, viendra le temps de la vengeance...

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Dernières News

Fatih Akin va adapter Charlie de Stephen King au cinéma

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Premières séances du 17 janvier : 3 billboards démarre bien

Récompensé aux Golden Globes la semaine dernière, le film de Martin McDonagh est en tête du classement.

Photos

Pathé Distribution / Warner Brothers / Gordon Timpen / SMPSP
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Critiques

  1. Première
    par Christophe Narbonne

    « Né » à Berlin en 2004 avec Head-On (Ours d’Or), confirmé à Cannes en 2007 avec De l’autre côté (Prix de la Mise en Scène), célébré à Venise en 2009 avec Soul Kitchen (Grand Prix du Jury), Fatih Akin est ce qu’on appelle péjorativement un « cinéaste de festival », c’est-à-dire un grand auteur qui pense le monde d’un point de vue singulier. Avec ce portrait d’une veuve réclamant justice après l’attentat terroriste ayant coûté la vie à son mari d’origine turque et à leur enfant, le réalisateur allemand fait dans la démonstration pataude : sur l’échelle de l’horreur, tous les « ismes » se valent, il n’y pas que l’intégrisme islamiste, merci de ne pas l’oublier, nous dit en substance professeur Akin.

    Dangereusement simpliste
    Examinons les éléments du dossier. Katja, allemande blonde, tatouée, avec un passé de junkie, est mariée à Nuri, un ex-trafiquant de drogue reconverti en honnête entrepreneur, avec qui elle a eu Rocco. Le jour où sa famille périt dans une explosion causée par une bombe, sa vie bascule. Règlement de comptes mafieux (le passé de Nuri ressurgit) ou attentat politique ? La première partie du film entretient le « suspense » autour des coupables pour s’intéresser à la dérive de Katja, qui se remet à la drogue. Ce premier acte est le mieux maîtrisé par Akin qui filme Diane Kruger à bonne distance, avec empathie. Place au procès. Les coupables sont bien deux nazis comme l’avait pressenti Katja la médium car, qui d’autre que des nazis, auraient pu placer une bombe en plein quartier turc ? Evidemment. S’ensuit un procedural plus que faiblard qui voit l’avocat des accusés démonter avec une facilité de collégien les éléments à charge contre le couple diabolique… On est tentés de vous spoiler la dernière partie qui atteint des sommets de démagogie et d’inconscience politique : en gros, nous serions tous (Blancs, Noirs, Arabes, Musulmans, Catholiques…) des poseurs de bombes en puissance face à la cruelle injustice du monde qui transforme les agneaux en loups. Sur le plan du symbole et des images (l’envol d’un oiseau peut-il encore, en 2017, retarder l’inévitable ?), In the fade est un ratage complet.