Nom de naissance Luigi Pirandello
Genre Homme
Profession(s) Scénariste
Avis

Biographie

Descendant d’un richissime propriétaire italien, Luigi Pirandello voit le jour le 28 juin 1867 à Agrigente (Sicile), au cœur d’une période sombre où une terrible épidémie de choléra ravage la ville.Son enfance et sa jeunesse sont bercées par la tendre affection de sa mère, les conflits colériques avec son père et les chansons et fables de la servante de la famille.D’orientation littéraire, il poursuit pourtant sa scolarité au collège technique. Ces études lui insupportent et il doit alors ruser pour pouvoir suivre, en cachette, des cours de latin. Auteur précoce, il écrira ses premiers poèmes à l’âge de 13 ans et publie son premier roman, intitulé Cahute (1884), à 17 ans.En 1887, il privilégie sa passion pour la littérature à sa passion amoureuse pour sa cousine Lina et quitte cette dernière pour partir à Rome. Il y publie son premier recueil (Vers Le Mal joyeux) en 1889, avant d’intégrer l'université de Bonn dont il sort, en 1891, avec un doctorat en philosophie et lettres. À son retour en Italie, il épouse, en 1894, la fille de l'associé de son père ; Maria Antonietta Portulano, avec laquelle il s’installe à Rome. Loin d’engendrer un quelconque bonheur conjugal, cette union (arrangée par ses parents à des fins matérielles) sera une source de problèmes constants et d’infini malheur.Le couple donnera néanmoins naissance à trois enfants ; Stefano (1895), Lietta (1897) et Fausto (1899).Amours sans amour, son premier recueil de nouvelles est publié en 1894.La fin de cette décennie est assez active puisqu’il y publie sa première pièce, L'Étau (1898) et qu’il enseigne, dès 1897, à l'Instituto Superiore di Magistero (une école normale pour jeunes filles). La publication de son premier roman L'Exclue en 1901 marque le début de la manifestation de la folie de son épouse.Avec la faillite de l’entreprise familiale en 1903, cette folie se double rapidement de paranoïa.Paradoxalement, ce chaos conjugal inextricable est une source d’inspiration majeure pour l’écrivain. Il publie, en 1904, Feu Mathias Pascal (son roman le plus célèbre) et récupère ainsi une bonne partie de sa sécurité financière.Pourtant, l’état de son épouse va en s’empirant et aurait nécessairement donné lieu à un internement, n’aurait été la volonté farouche de Pirandello de ne pas abandonner sa femme, mettant un point d’honneur à prendre lui-même soin d’elle.Noyant son malheur conjugal dans le travail, il marque un début de siècle des plus productifs, écrivant Art et science et L'humour (en 1908), Giustino Roncella né Boggiolo (1911), Les vieux et les jeunes (1913), On tourne (1915), etc.L’écrivain se résout finalement à interner son épouse en 1919, après qu’elle l’ait accusé d'inceste envers leur fille Lietta, poussant cette dernière à tenter de mettre fin à ses jours.Bien qu’il n’ait jamais considéré le théâtre comme son activité principale, mais plutôt comme une « parenthèse », c’est à travers ses pièces que le nom de Pirandello fut gravé dans l’histoire. Ce sont, en effet, des œuvres telles que Chacun sa vérité et La volupté de l'Honneur (1917), Tout pour le mieux (1919), Six personnages en quête d'auteur (1921), Comme ci (ou comme ça) (1924) ou encore Ce soir on improvise (1930) qui inscriront son nom dans les annales dorées de la dramaturgie internationale.Avec l’avènement du fascisme, Pirandello y adhère sans s’y activer. Mais ce sera le soutien de Mussolini qui lui permettra d’inaugurer, en 1925 et en collaboration avec son fils Stefano, le Teatro d'arte di Roma où il assure les fonctions de directeur et metteur en scène. C’est dans ce cadre qu’il engage et tombe, aussi éperdument que secrètement, amoureux d’une jeune comédienne nommée Marta Abba, qui devient vite sa muse.Cette même année (1925), il publie un roman intitulé Un, personne et cent mille, véritable chef-d'œuvre de son parcours.Bien que Marta Abba quitte le Teatro d'arte di Roma, en 1928, pour fonder sa propre troupe, Pirandello continuera à entretenir avec elle une correspondance régulière qui fera l’objet d’un livre baptisé Lettres d'amour de Pirandello à Marta Abba.Victime de sa propre célébrité, l’écrivain s’exilera lui-même dans quelques villes européennes (Berlin, Paris...) et transcrira cette solitude dans son livre Quand on est quelqu'un, paru en 1933.L’année suivante (le 10 décembre 1934), le prix Nobel de littérature lui est remis à Stockholm, « pour son renouvellement hardi et ingénieux de l'art du drame et de la scène ».Ce sommet de distinction ne réussira pourtant pas à insuffler une nouvelle vie dans son cœur fatigué qui multiplie les attaques. Pirandello s’éteint deux années plus tard, jour pour jour (le 10 décembre 1936), des suites d'une pneumonie. Il est alors âgé de 59 ans.Il laisse inachevée Les Géants de la montagne œuvre qu’il considérait comme la concrétisation du sommet de son art et pour laquelle il pressentait un succès sans précédant.Son épouse mourra 26 ans plus tard, en 1959, dans une clinique psychiatrique. Elle est alors âgée de 87 ans.Luigi Pirandello n’a connu aucun bonheur personnel. Sa vie était consacrée à son œuvre glorieuse à cause ou en conséquence (on l’ignore encore) de son malheur privé. Qui mieux que le concerné lui-même pourrait l’exprimer : « […] j'ai oublié de vivre […]. Ma vie […] je ne la vis pas, mais [que] je l'écris ».

Filmographie Cinéma

Année Titre Métier Rôle Avis Spectateurs
1983 Kaos, Contes Siciliens Scénariste -
1932 Comme tu me veux Scénariste -