Nom de naissance DURANTI
Avis

Biographie

Après quelques figurations, sa beauté insolente lui vaut un rôle de protagoniste dans Sentinelle di bronzo de Romolo Marcellini (1936) où elle interprète un personnage d'Africaine noire. Commence alors pour elle une carrière de séductrice dans des films souvent médiocres. Bien dirigée, elle témoigne d'un certain talent et fait preuve d'une présence physique jugée scandaleuse, comme dans Carmela, de Flavio Calzavara (1942), où elle exibe sa poitrine nue. Autres titres mémorables dans une filmographie abondante, Sotto la croce del Sud (G. Brignone, 1938), Ricchezza senza domani (F.M. Poggioli, 1939), Cavalleria rusticana (A. Palermi, id.), Tragica notte (M. Soldati, 1941), Il re si diverte (M. Bonnard, id.), Giarabub (G. Alessandrini, 1942), La contessa Castiglione (F. Calzavara, id.), Nessuno torna indietro (A. Blasetti, 1943). Spécialisée dans les rôles de femme fatale, de courtisane ou de pécheresse non repentie, Doris Duranti défraye la chronique par ses relations avec les dignitaires du fascisne, notamment Alessandro Pavolini, ministre de la Culture populaire dont elle est ouvertement la maîtresse. À la Libération, elle se réfugie en Suisse, puis en Amérique latine. Au début des années 50, elle revient en Italie pour tenter de reprendre sa carrière et apparaît dans une dizaine de films dont Il voto (M. Bonnard, 1950) et la Minute de vérité (J. Delannoy, 1952). L'échec de ce come-back la ramène à Saint-Domingue d'où elle continue à attirer l'attention en ne reniant rien de ses anciennes convictions politiques, comme en témoignent ses confidences à la presse ou un livre de souvenirs publié en 1987, Potevo avere di più (Je pouvais avoir davantage).

Filmographie Cinéma

Année Titre Métier Rôle Avis Spectateurs
2015 Cavalleria rusticana Acteur Lola
1975 Divine Creature Acteur FONES Fernanda
1952 La minute de vérité Acteur Mme BALINGA