ROQYA
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Ce film présenté hors-compétition au festival international du film fantastique de Gérardmer dévoile ses premières images inquiétantes et dérangeantes.

Un petit tour dans le dictionnaire nous dit que "Roqya" est un terme arabe pour parler de médecine prophétique – un ensemble de méthodes spirituelles utilisées pour guérir les maladies occultes et la possession. De quoi faire un bon synopsis pour un film de genre.

Avec Roqya, le réalisateur Saïd Belktibia signe son premier long-métrage. Lui qui était persuadé être possédé par un djinn, comme il le confie dans le dossier de presse, fait ressurgir les démons du passé dans un film sombre et étrange.


 

L’histoire est celle de Nour, interprétée par l’actrice franco-iranienne Golshifteh Farahani, qui s’adonne à la contrebande d’animaux exotiques pour des guérisseurs. Mais à force de jouer les marabouts, une consultation dérape et les habitants de son quartier l’accuse (à tort ?) de sorcellerie. La chasse aux sorcières est lancée.

Dans cette bande-annonce, un corps tombe d’un immeuble et la tension monte. De la chute, provient l’ascension. Dans une ambiance angoissante, face à des insectes et araignées, l’horreur vient souvent de ceux qui ont peur de ce qui est différent.

ROQYA
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"C’est une grenouille très dangereuse, il ne faut pas la toucher", dit Nour à son fils. Mais on pourrait en dire tout autant de ce personnage féminin qui semble prêt à tout pour ne pas être séparée de son enfant dans la traque. L’actrice l’atteste dans le dossier de presse : "Pour moi, Nour est une femme forte, elle subit une histoire d’injustice absolue. (…) Elle a une grande gueule et ne mâche pas ses mots." 

Quelle femme forte et indépendante ne s’est jamais vue attribuée le nom de sorcière ?

Avec Golshifteh Farahani, Jérémy Ferrari et Denis Lavant, Roqya sortira le 15 mai dans les salles de cinéma.