Date de sortie 15 mars 2017
Durée 141 mn
Réalisé par Jérôme Reybaud
Avec Pascal Cervo , Arthur Igual , Fabienne Babe
Scénariste(s) Jérôme Reybaud
Distributeur KMBO
Année de production 2016
Pays de production France
Genre Drame
Couleur Couleur

Synopsis

Au petit matin, Pierre quitte Paul. Au volant de son Alfa Roméo, il traverse la France, ses plaines, ses montagnes, sans destination précise. Pierre utilise Grindr, une application de son téléphone portable qui recense et localise pour lui les occasions de drague. Mais Paul y a recours aussi pour mieux le suivre.

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Photos de Jours de France

Casting de Jours de France

Pascal Cervo
Pierre Thomas
Fabienne Babe
Diane Querqueville

Critiques de Jours de France

  1. Première
    par Eric Vernay

    Nathan quitte Paul. On n’en saura jamais la cause, sinon que le trentenaire a besoin d’un peu d’air. C’est le moteur classique du road-movie : partir pour mieux se retrouver. Jours de France fait ainsi de cette escapade en Alpha Romeo le prétexte attendu d’une attachante galerie de portraits : une chanteuse de maison de retraite, un jeune amant provincial qui fantasme sur Paris, une voleuse bavarde, etc. Mais Jérôme Reybaud sait aussi déjouer les clichés du genre. Il injecte notamment un zeste de modernité : l’odyssée existencialo-sexuelle de Nathan obéit au fil aléatoire de ses rendez-vous dégotés sur le site de rencontre homo Grindr, dont le système de géolocalisation permet d’ailleurs à son ex, Paul, de le suivre à la trace. D’humeur mélancolique, cette traque sentimentale sur fond de musique classique ménage de jolies ruptures comiques, en flirtant parfois avec le surréalisme : les dialogues semblent émaner directement de l’inconscient des protagonistes, sans filtre, façon écriture automatique voire même télépathie. Le parcours « sans désir fixe » de Nathan (et donc ouvert à la rencontre, perméable à l’imprévu) est aussi l’occasion pour Reybaud de livrer une vision singulière de la France dite « périphérique », ce territoire de zones commerciales anonymes, d’hôtels dépeuplés et de ronds-points disgracieux. Rarement observé autrement que comme un no man’s land séparant deux villes, il trouve ici un regard empathique et ré-enchanteur, sans se lover dans l’angélisme. Beau voyage.